Ah décidément, le petit développeur indé Three Fields Entertainment dans lequel je plaçais de beaux espoirs (après les bons et hilarants Dangerous Golf et Danger Zone) ne cesse de sombrer… et de faire de la merde. D’abord avec Danger Zone 2, une suite bâclée et foirée de l’excellent simulateur de carambolages, puis maintenant avec ce Dangerous Driving qui se veut un déterrage des vieux Burn Out…
C’est pourtant assez joli et le développeur maîtrise pas mal l’Unreal 4 -malgré quelques ralentissements ; mais c’est aussi très (trop…) rapide, tellement rapide qu’on se croirait dans un Wipeout en classe Phantom. La difficulté des objectifs, la tricherie avérée de l’IA escamotent bien vite la gratification des « takedowns » (lesquels étaient bien mieux faits… dans Burnout Revenge soit dit en passant !).
La monotonie des routes qui se ressemblent toutes ou presque contribue aussi à l’ennui qui se dégage rapidement de ce titre qui a récupéré par la même occasion tous les défauts des tout premiers Burnout d’ailleurs… Avec le boost (quasiment obligatoire) qui augmente encore la vitesse (démente) il faut des réflexes surhumains pour ne pas se gauffrer et partant, ne pas finir dernier.
On se lasse et on s’énerve devant ce qui n’est en définitive qu’une caricature de jeu d’arcade boursouflé et incroyablement décevant : attention, cette bouse est dangereuse, à éviter soigneusement, car ça colle aux godasses.