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Lifting à Lordran
Réclamé par une cohorte de fan souhaitant voir débarquer le phénomène Souls sur leur bécane de nantis, Dark Souls premier du nom a fait une entrée fracassante dans un catalogue Steam qui manquait...
le 28 mai 2018
Difficile de passer à côté de ce monument qu’est la série des Dark Souls tant elle fait parler d’elle depuis quelques années. A en croire certains, il s’agit des jeux les plus difficiles jamais crée, réservé uniquement à une élite d’« hardcore gamers ». En tout cas, on n’est pas un « vrai gamer » si on n’a pas au moins fini la trilogie en no hit. Mais moi, je suis un vrai joueur ! donc je me suis lancé, et si ça peut me permettre de prendre de haut tous les casus qui n’ont pas envie de passer 50 heures à souffrir en jouant à un jeu frustrant et mal foutu, moi je dis allons-y quoi !
Bon, je reprends mon sérieux ; mais avant de commencer, je tiens à dire que la version PC à un réel problème quand il s’agit de reconnaitre une manette. Ce n’est pas normal de passer 2 heures à essayer des tas de trucs pour faire fonctionner une simple manette, surtout dans un jeu qui est prévu pour être joué avec. Ça mériterait presque que j’enlève un point dans la note.
Dark Souls fait partie de ces jeux dont les qualités sont tellement nombreuses et importantes qu’elles arrivent à contrebalancer des défauts qui seraient autrement rédhibitoire.
Il s’agit d’un action-RPG en monde ouvert (dans le sens où on peut aller à peu près où on veut d’entrée de jeu) avec une structure non linéaire, ce qui laisse donc une grande liberté dans la progression. Cette liberté, on la retrouve également dans la grande variété de styles de jeu proposés : armes légères et lourdes ; une main, deux mains ; arcs ; magies ; armures légères, lourdes, ou pas d’armures du tout. Il y en a pour tous les goûts, et on peut alterner entre différents styles en fonction des situations. On ne fait que toucher du doigt tout ce que le jeu propose lors de notre première partie. Tous ces éléments donnent à Dark Souls une rejouabilité conséquente, surtout lorsqu’on prend en compte les zones et boss cachés que quelqu’un qui découvre le jeu ne trouvera sans doute pas.
Je trouve important de mentionner l’ambiance parmi les gros points positifs. Il y a manifestement eu un énorme travail de ce côté-là. Déjà, il n’y a pas de musiques dans les zones, sauf rares exceptions. Tout ce qu’on entend, ce sont les bruits des monstres. Les seules musiques qu’on entend sont celles des boss, qui sont souvent grandioses et marque vraiment le fait qu’on affronte un ennemi extraordinaire. Ensuite, la DA est sublime ; les boss comme les zones sont, pour la plupart, vraiment classes. Anor Londo représente, je pense, le point culminant du jeu de ce côté-là, tant l’endroit est magnifique et le boss de la zone marquant.
Mais là où Dark Souls brille le plus, c’est sans aucun doute dans son level design. Les zones sont complexes et recèlent de tas de chemins différents et de raccourcis, sans pour autant être labyrinthiques. Moi qui ai un très mauvais sens de l’orientation, je ne me suis jamais perdu dans les niveaux du jeu, preuve s’il en faut qu’ils sont conçus d’une main de maitre (sauf la Caverne de Cristal avec ses chemins invisibles, ça c’est nul).
Les niveaux sont évidemment parsemés d’ennemis, et là encore, le jeu s’en sort très bien puisqu’il parvient à constamment se renouveler dans les affrontements, que ce soit par le placement des ennemis, ou les ennemis en eux-mêmes qui sont très variés. On est donc constamment investi dans le jeu, puisqu’obligé d’être sur nos gardes pour ne pas se faire surprendre. D’autant qu’on sent que le jeu veut notre peau et a pour philosophie de toujours nous prendre par surprise et nous faire repousser nos limites. Un exemple qui résume bien ça, c’est le premier boss qui nous saute dessus et nous tue si on met trop longtemps à lui tomber dessus au début du jeu. J’étais vraiment sur le cul quand j’ai vu ça, mais au moins ça donne le ton.
J’arrête là les éloges, car il est l’heure de parler de la fameuse « difficulté » légendaire de Dark Souls. Effectivement, le jeu est difficile et exigeant dans ses mécaniques, mais le gros de la difficulté provient du fait qu’il est mal foutu sur de nombreux points.
Pour ce qui est des mécaniques qui rendent le jeu exigeant, on a le soin limité, la perte d’âmes à la mort, le fait de ne pas pouvoir cancel les animations, les roulades qui ont des frames d’invulnérabilité à un moment précis (que je n’ai jamais réussi à identifier), la gestion de la jauge d’endurance, les parades parfaites (qui sont bien trop dures à placer et seulement utiles contre le boss final) et la lourdeur générale du gameplay, qui est bien entendu volontaire. Tout ça, c’est bien, et si le reste était irréprochable, je pourrai dire que Dark Souls a un gameplay parfait.
Mais ce n’est pas le cas, car il y a plein de détails qui viennent peser sur le gameplay :
- Les hitboxes sont assez foireuses, pas tout le temps heureusement, mais je me suis fait toucher des dizaines de fois par des coups qui ne m’atteignaient pas ;
- La mécanique de backstab est franchement hasardeuse. Ça marche quand ça veut marcher, c’est-à-dire à peu près une fois sur trois. Je peux dire pareil pour la parade parfaite d’ailleurs, le timing est très peu intuitif ;
- Les boss, miséricorde… pour une série qui doit une grande partie de son succès à ses combats de boss, le bilan de ce premier jeu n’est pas bien glorieux. Il y a des bons boss bien sûr (Ornstein et Smough, les Gargouilles, Artorias), mais il y en a trop qui sont franchement moyens voire tout pourri (Seath, le démon Capra, le Foyer du Chaos etc.) ;
- Les « boss rush » un bien joli nom pour une idée de merde. La dernière chose dont on a envie quand on bloque sur un boss, c’est de se refaire en boucle la même partie de la zone qu’on connait par cœur et qui espace d’une bonne minute (parfois plus, mais rarement moins) chaque tentative contre les boss. Ça ne rend pas le jeu plus dur, ça n’apporte rien d’autre que de la frustration. Il y a une raison pour laquelle il y a un point de sauvegarde à côté des boss dans la plupart des jeux, c’est parce que c’est une idée à la con de faire le contraire ;
- Ça ne fait pas directement partie des combats, mais il y a un grand manque de clarté dans certaines mécaniques. Par exemple l’embrasement qui n’est expliqué nulle part, ou bien les modifications apportées par les statistiques, qui ne sont pas très parlantes, ni même palpables.
On se retrouve donc avec un gameplay qui, dans l’ensemble, fonctionne correctement, mais qui est parasité par des imprécisions et des idées de merde qu’on doit juste apprendre à supporter tout au long du jeu. C’est dommage.
Mais comme dit plus haut, ces défauts sont importants et il est difficile de faire l’impasse sur eux, mais ils ne sont pas rédhibitoires pour autant. Le jeu est tout de même prenant, intéressant, et généralement juste dans sa difficulté, qui est somme toute loin d’être extravagante.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 9 déc. 2023
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