En 2008, quelques années après avoir poncé RE:4, et à quelques mois de la sortie de RE:5, Dead Space pointe le bout de son nez et ça a été une grosse baffe dans ma mouille. Le survival horror à son paroxysme, non pas parce qu'il reprend grossièrement les poncifs du cinéma d'horreur, non pas parce qu'il plagie sans vergogne un certain film de Carpenter, non non, c'est juste que les développeurs ont travaillé dur pour nous concocter une ambiance aux petits oignons et une histoire qui tient en haleine. L'intégration de l'IU dans les viscères du jeu ajoute aussi une philosophie cinématographique bien rafraîchissante au gaming, car dans l'horreur de manière générale (et on est encore dans les années 2000) les sensations sont bien trop souvent gâchées par des notifications, marqueurs et barres diverses. Un jeu que j'ai platiné, tourné et retourné, même le remake de 2023 y est passé. Merci Visceral Games pour ces merveilleux moments passés en compagnie des nécromorphes.