Qu’est-ce qu’une expérience consciente, si ce n’est un ensemble de sensations et de pensées générées par un système biologique complexe en réponse à une suite de stimuli venus du monde extérieur, de l’univers qui entoure notre être ?

Nous avons évolué, l’humanité a évolué, tout comme les créatures que nous côtoyons, chaque insecte qui partage notre planète Terre, afin de s’adapter à son environnement. Tout évolue, même si certains ont du mal à l’admettre.


Dans cette suite du magistral Dans la Toile du Temps (Children of Time), l’évolution reste plus que jamais au cœur du récit. Mais d’autres créatures font leur apparition à travers les âges.

Encore une fois, nous traversons les époques à une vitesse folle pour suivre les pérégrinations et les luttes de toute cette faune et cette flore qu’Adrian Tchaikovsky décrit avec tant d’amour et de délicatesse. L’auteur alterne entre deux époques très éloignées, sans jamais nous laisser sur le banc de touche. Les points de vue prennent leur temps, chaque arc narratif se révèle passionnant à suivre, mais demande un peu de concentration. Je suis revenu plusieurs fois sur certains passages, en me demandant avec quel personnage j’étais, où, et quand. Nous ne lisons pas tous de la même façon, mais une chose est sûre : vous devriez vous laisser emporter par cette suite foisonnante de concepts incroyables, de cultures extraterrestres aux antipodes de tout ce que vous pourriez imaginer, de réflexions écologiques et philosophiques profondes, et de batailles spatiales d’une originalité rare.


Dans les Profondeurs du Temps se montre plus nerveux que son prédécesseur, même si l’on reste loin du space opera classique. Ici, la biologie tient le premier rôle, accompagnée de toutes ces créatures tantôt familières, tantôt exotiques, que l’auteur rend étonnamment vivantes mais curieuses.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, sachez que l’on retrouve nos amies Portia labiata, nos voyageurs humains, de nouveaux êtres aquatiques fascinants, l’IA bipolaire d’Avrana Kern – qui fait directement écho au premier tome – et une entité microscopique à l’esprit de ruche, dévorant êtres et savoirs.

Tout ce petit monde se lance dans une farandole spatiale, loin, très loin dans la galaxie, et, tout aussi intelligemment que dans le premier tome, vous enverra une baffe intergalactique en pleine figure avant de vous laisser à genoux, au milieu d’une autoroute de questionnements sur votre moi, vous, nous

Et peut-être serez-vous enfin prêts pour le grand voyage : le tome 3.

Misterclap
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le 24 oct. 2025

Modifiée

le 25 oct. 2025

Critique lue 16 fois

Aurélien Mrl

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