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le 19 juin 2012
SuivreApologie de l'Absence
Mon propos ne va pas être ici de parler de ce qu'il y a dans ce jeu, mais plutôt de ce qu'il n'y a pas. (Bien entendu cette phrase en elle-même est juste là pour faire classe, parce que bon je...
Dans le créneau des simulateurs de promenade -une spécialité des étrons indés- Dear Esther est l’un des premiers à avoir lancé cette mode du jeu qui n’en est pas un -plus un- mais devenu une sorte d’expérience très vaguement interactive…
Il faut reconnaître un caractère délassant à ce genre puisque personne ne cherche à vous tuer et que vous ne devez tuer personne…
Pour autant, on peut s’interroger sur l’utilité et la légitimité d’un « machin » comme Dear Esther, très court (peut-être deux heures en le faisant… deux fois) et carrément abscons puisqu’on y entrave pas grand-chose si ce n’est qu’il s’agit d’un « drame » et des divagations d’un névropathe dépressif sur son île écossaise.
Pendant qu’on marche lentement (si on pouvait courir, on finirait ce truc en un quart d’heure…) la voix off à intervalles plus ou moins réguliers vient nous déballer son spleen -en anglais- souvent d’assez mauvais goût (tout le monde ne peut pas être Baudelaire mais tout de même…) et clairement pleurnichard. Une musique pas très réussie du reste vient également de temps à autre nous vriller les esgourdes.
Au moins, c’est très joli à contempler et ça tourne à 60 im/s : j’eus aimé de tels graphismes sur cet autre simulateur de marche qu’est Firewatch, lequel n’affiche que 16 couleurs jaunâtres qui rament… mais ressemble à un vrai jeu ou presque. Que le monde vidéo-pas-ou-peu-ludique est mal fait !
Chère Esther donc, je t’écris de mon île où j’ai trouvé trois pneus de bagnole : seraient-ce des indices ? PS : si tu pouvais m’envoyer un jeu vidéo où on décapite des zombis, ça m’arrangerait parce que je me fais chier chez toi. Bisous.
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le 19 juin 2012
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