Les gars qui ont pondu les Van Helsing machintrucs, c’est-à-dire les petits jeux haque et slache vite vus et vite oubliés se mettent au ‘tower defense’… Voilà qui n’est pas forcément pour déplaire d’autant que la licence Van machinchose à base de monstres s’y prête tout naturellement.
On reconnaît la patte graphique assez jolie et les mêmes menus ouvragés et soignés bien qu’un peu pédants. Le jeu s’inspire nettement des Defense Grid avec des tourelles bien sûr mais également nombre de pièges que l’on peut poser. Contrairement aux Defense Grid, on reprend son souffle après chaque vague (jusqu’à 6 en tout) le temps de reposer des cadeaux de bienvenue aux cohortes de monstres qui envahissent le niveau, jusqu’au boss final…
On contrôle son héros sur la carte, lequel construit directement les défenses mais participe activement aux combats eux-mêmes : c’est ici l’héritage haque el tache que n’a pas abandonné le développeur, car les tourelles et les pièges ne suffisent pas à endiguer les invasions, il faut mettre la main à la pâte et massacrer -via ses pouvoirs et capacités- les hordes.
Ce n’est pas forcément désagréable, c’est brutal et sanglant, sanguinolent même avec de beaux petits effets sonores ad hoc et l’interface est dans l’ensemble bien pensée. Dommage que la lisibilité reste perfectible, les pièges ne sont pas très identifiables sur le terrain : est-ce là un piège déjà installé ? ou ici un emplacement de piège ou bien un élement décoratif ? tout cela n’est pas intuitif et dans l’action, le bordel ambiant n’aide pas pour s’y retrouver.
Des niveaux de difficultés sont proposés sous forme d’étoiles, de quoi s’entraîner et appéhender comme on le souhaite le jeu au fur et à mesure, puis plus tard après la campagne, des niveaux bonus plus carabinés deviennent disponibles. Mais le caractère répétitif devient trop flagrant -trop de haque el shiass bourre-boutons- tandis que le souci de lisibilité du champ de bataille est de plus en plus irritant. Un jeu qui semblait prometteur mais qui se révèle fort médiocre finalement.