Deathwatch (2022) est un jeu des différences sympathique, bien au-dessus de ce qu’il se fait dans le genre, je pense notamment à la daube 8:AM (2024) que je me suis farcis il y a quelques jours. Les différences horrifiques sont une niche où l’on trouve vraiment à boire et à manger, on peut passer d’un jeu prenant à une chiasse sans intérêt. Pour Deathwatch, on est plutôt du côté positif de la barrière même si, pour ma part, je regrette que la peur soit autant inhibée. C’est le défaut majeur du titre même si dans l’ensemble il reste très positif et agréable à jouer. Comme à l’accoutumée, on incarne un surveillant qui observe des caméras nocturnes à la recherche d’anomalies en tout genre : objets déplaces, traces de pas, traces de sang, anomalies paranormales, voire même présence de créatures, etc. Le système de consignation des anomalies est très bien fichu et très clair, mais à la différence des autres jeux du genre, vous êtes vous-même sur place, dans l’une des pièces de la zone d’observation. Attention donc à ce que l’on ne vienne pas vous faire coucou par derrière pendant que vous avez le pif planté sur les écrans… Vous voyez ce que je veux dire. Deathwatch sait bien ménager le stress d’une présence à l’affût dans votre dos mais passé la première heure de jeu, on s’accoutume vite et la peur s’estompe inévitablement. Plusieurs niveaux sont présents afin diversifier l’expérience, je pense notamment au dernier niveau, dans une sorte de laboratoire dégueulasse qui vous propose de revivre l’expérience d’un Five Nights at Freddy’s (2014) avec un système de portes à verrouiller à l’approche d’un hostile sous peine de vous faire croquer le fion. Bref, vous l’aurez compris, Deathwatch est une valeur sûre pour ceux qui souhaitent démarrer gentiment dans le genre des jeux des différences horrifiques. Il retranscrit parfaitement la formule et l’agrémente même d’éléments de gameplay venus d’autres licences.