Que de souvenirs ! Monsieur le Duc était un sacré rigolo qui avait à sa disposition un arsenal des plus comiques, ce qui me fait penser que son héritier spirituel doit davantage se situer du côté d’un Bordel lands que d’un certain cadavre ressorti contre toute attente de son placard, le très comique « Duke For Ever » (comique certes mais pas pour les mêmes raisons, du genre comique qui fait rire jaune…).
La voix elle-même du Duc était à se tordre (en anglais amerlocain évidemment) pas tant pour ses « jokes » à la con que par les cris qu’il poussait quand il était blessé et qu’il se rapprochait à grands pas de son trépas…
Indescriptiblement drôle. Bref, c’était bien plus marrant à jouer qu’un Doom jusqu’à ce qu’on commence très rapidement à tourner en rond. A l’époque, on confondait « level design » avec « putain de labyrinthe de mon cul » et « casse-couilles chinois de mes deux » et pour un jeu d’action, ça faisait vraiment tache.
Non, l’atout principal de Monsieur le Duc, c’était son éditeur de niveau tout en 3D, d’une simplicité quasi-enfantine et qui permettait de se fabriquer rapidement des cartes de fous (et de gros bourrins de fous) pour jouer en multi à 3 ou 4, en réseau local avec les petites cartes réseau ISA et des câbles BNC (et même à 2 seulement avec un câble parallèle, carrément !). Les armes originales très bien pensées, équilibrées donnaient lieu à des affrontements d’anthologie grâce aux cartes que j’avais (brillamment) conçues de A à Z. En toute modestie bien sûr.
On jouait la plupart du temps en VGA, car le SVGA était très gourmand ! c’était un peu avant que le dieu 3Dfx n’arrive pour sauver les poubelles PC mais ceci est une autre histoire…