C’est la suite du premier (et calamiteux) Dungeons qui s’inspirait déjà des antiques Dungeon Keeper… Ici cependant, les graphismes ont pris un étrange virage (peu ragoûtant) de dessin animé qui fait ressembler le jeu plus ou moins à un indé en 256 couleurs…
Mais c’est surtout l’interface qui irrite le plus : peu claire et mal présentée, rapidement bordélique au fur et à mesure que les salles et unités peuplent le donjon qu’on aménage tant bien que mal. La méthode de contrôle à la « ZQSD » nécessite à chaque fois d’activer le clavier azerty, car par défaut le jeu démarre en qwerty : on se demande pourquoi, vu que c’est développé par un studio allemand ?!… (à moins que les claviers allemands soient en qwerty ?).
L’autre méthode de contrôle en mode STR ne permet pas de dézoomer suffisamment, ce qui nuit considérablement à la vue d’ensemble et partant à toute tentative de gestion efficace. Globalement, il faut résoudre les situations comme le jeu l’a prévu, sinon ça ne marche pas et vous échouez systématiquement…
Déjà qu’on se débat régulièrement avec l’interface ratée, c’est donc pas gagné ! En outre, l’humour volontiers idiot, pour ne pas dire mongolito, s’avère usant et très énervant à la longue et la voix narquoise du narrateur nous les casse franchement.
Enfin, un mot sur la version DVD du jeu qui nécessite une connexion pour bénéficier des mises-à-jour (et de créer un compte chez Kalypso) : le lanceur télécharge la màj, puis réinstalle le jeu sans qu’on puisse intervenir dans son répértoire par défaut, ignorant totalement notre répertoire d’installation initial… (qui se trouvait sur un autre disque dur !). Impossible de le remettre à sa place, sinon le jeu marche pas et retélécharge le patch et se réinstalle toujours dans son répertoire par défaut : oui, c’est vraiment des baltringues, chez Kalypso !