À sa sortie, Xtreme-G voulait être le F-Zero killer. Et sur un point, il a réussi : la sensation de vitesse est bien là. Ça file, ça vrombit, et les circuits futuristes enrobés de néons en mettaient plein les yeux pour l’époque. On se sentait projeté dans un grand huit techno à 200 à l’heure.
Mais le vernis craque vite. La difficulté est quasi absente : le jeu pardonne tout, jusqu’à donner l’impression de jouer au bowling avec les barrières remontées sur le côté. Tu peux taper les bords sans vraie sanction, et certains tracés se terminent juste en gardant le bouton “accélération max” enfoncé, sans réfléchir. Ça donne plus l’impression de subir un rail shooter que de maîtriser une course.
Reste que Xtreme-G a marqué son époque comme un clone flashy, sympathique mais limité, une alternative “arcade pure” à F-Zero… sans jamais atteindre sa profondeur ni sa rigueur.