Ah ben quand même, en voilà un sacré remake, surtout lorsqu’on pense à la vieille bouse de 1997 sortie sur la pony pet-esse-hein au siècle dernier ! tout a changé (presque) pour le mieux, bien, qu’on aurait préféré le tour par tour. A la place, on a une sorte de temps réel avec pause (ou fort ralentissement) pour donner des ordres à l’équipe de bras cassés. En mode ‘classic’, ça combat presque tout seul… je dis ‘presque’ parce que ça se bat tellement mal (souvent) qu’il faut prendre les choses en main, forcément.
Dommage quand même, ça aurait pu être vraiment sympa si ç’avait été un vrai mode automatique efficace comme dans le Nier Automata. Ce qui me fait penser que ce FF reste assez policé puisqu’on ne peut pas mater la culotte de la cocotte si généreusement pourvue par Mère Nature ? alors que dans Nier Automata… mais passons.
Tifa reste gracieuse, ainsi que sa copine Aerith malgré sa robe de mendiante qui fait de la peine, franchement. Est-ce qu’elle chante dans le métro pendant qu’elle fait la manche ? Le gamin avec son épée plus grande que lui et coiffé avec un pétard est plutôt laconique mais intéressant. Par contre, le gros lourdaud avec son bras-mitraillette, toujours à brailler, reste con comme ses pieds.
A part ça, le jeu est beau, même maintenant sur la simple PS4. Il est aussi optimisé PS4 Prout mais on y gagne seulement de la résolution… et aussi surtout un vacarme infernal (c’est la PS4 Prout). Déjà que la PS4 (même la slim) fait quand même un peu de bruit, oui, un petit peu quand même… alors bon. Dommage ces textures ici et là tout simplement dégueulasses… ça fait désordre pour un jeu qui s’étale sur 95 Go !… mais bon.
Autre point agréable cependant, la VF intégrale vraiment excellente ! c’est impeccable et ça fait plaisir, contrairement à des jeux de rôle édités par une méga corpo pleine de fric mais qui veut pas raquer un minimum pour une VF (hein Grosoft !). Un mauvais point très habituel dans les Final Fientasy et que l’on retrouve ici (quoiqu’à un dégré moindre), c’est la musique de merde… mais passons, puisqu’on peut la mettre au minimum, voire l’éteindre le cas échéant.
De façon étonnante, on peut sauvegarder quand on veut… c’est dingue, ça. L’interface, pour sa part, reste fidèle aux FF : elle est… bleue. Et raisonnablement pratique. Sinon que dire à part qu’il ne s’agit pas d’un jeu de rôle mais d’un jeu d’action-aventure dans un long couloir scripté… qui n’en finit pas.
Il y a en effet vers la fin une fatigue certaine avec notamment quelques boss lourdingues… et puis, ces poursuites en moto, là, qu’est-ce que c’est pénible… et le gros coup de mou vers la moitié ou le premier tiers quand on arrive dans le bidonville et qu’il faut se taper un groupe de quêtes fedex obligatoires, c’est bien bidon aussi.
Enfin, globalement, je ne me suis pas ennuyé, du moins, je veux dire, pas trop ennuyé ou presque pas… mais j’ai pas pas pigé le fin mot de l’histoire ? cette espèce de fable écolo niaise, franchement… et ce gars, là, le méchant toujours en train de sourire, il m’a énervé un peu aussi.
Et ce final méga grand guignol qui en fait des tonnes, ce n’est pas très sérieux, non, non. Certes, on verra bien dans la suite Rebirth ce qui arrive.. mais quand même, globalement, malgré ses quelques qualités, ce Final Fientasy reste un peu une fiente, eh oui ! (hélas).