Il y a une forme d'irrationalité à jouer à FM. Les clubs et les joueurs ne sont que des fiches de statistiques et pourtant on s'attache à eux, on aime les faire progresser, partir au bras de fer avec sa direction ou son effectif, gérer les crises financières, sportives, de vestiaires ... C'est un jeu qui stimule l'imagination par son austérité et permet aux supporter de petites équipe d'avoir droit au bonheur dans un univers parallèle en réécrivant l'histoire.
Il y a certes des défauts : les résultats sont parfois absurdes, les tactiques approximatives et déséquilibrées, on peine à comprendre quelles statistiques prioriser chez les joueurs et surtout le late game est sans intérêt car jouer avec des personnages qui n’existent pas dans la vraie vie nous rappelle brusquement que ces joueurs ne sont que des équations de statistiques. mais justement, ce dégout pour le late game montre bien que FM réussit dans un premier temps à nous impliquer pour ce monde alternatif et numérique et ce, sans histoire, dialogues ou missions qui viendraient guider le joueur. Il n'y a presque aucun élément d'histoire et pourtant on vit une véritable aventure. Enfin la rejouabilité est absolument incroyable si on évite de jouer avec les tactiques et les joueurs méta tant les contextes de clubs et de championnats sont variés offrant alors des points de départs et des perspectives d'évolution différentes.