Cette suite reste fidèle à l’esprit de ce Forza en pleine dégénérescence qui cible sans vergogne le public des Need For Speed et qui plaît à la fois aux kévins et aux jackys. Signe des temps, la franchise Forza poursuit donc son arcadisation à marche forcée avec sa présentation adolescente (le tutoiement et l’assistance permanente) et le ‘m’as-tu-vu’ kikoolol affligeant martelé par le réseau social autour duquel est construit l’intégralité du jeu.
A cet égard, la retape régulière pour leur DLC « Storm Island » frise l’indécence : des vidéos de publicité apparaissent dans le jeu lui-même comme des romanos dans le métro, la main tendue.
Néanmoins, si la conduite arcade, simpliste et simplette est bel et bien là et me semble inchangée -à part la vitesse générale, sans doute moins ‘fast and furious’ qu’avant- la disparition des barrières en font désormais un vrai monde ouvert, certes encore plus rempli d’icônes à farmer dans tous les sens.
Si la liberté de mouvement y gagne considérablement, il va falloir rouler sans compter, y compris pour simplement changer ou acheter une nouvelle voiture puisqu’il faut se rendre au « hub » quoiqu’il arrive. Répétitif et rapidement ennuyeux, toujours fidèle à son attitude de kikoo, FH2 propose des « épreuves » consistant à rouler à 300 km/h dans un champ de maïs ou bien à labourer les vignes avec sa Lambaudi orange.
Bien que limité à 30 im/s, il faut certes lui reconnaître une technique vraiment superbe et de très beaux effets météo en temps réel ainsi que d’excellents effets sonores. On regrettera d’autant plus l’absence de caméra TV dans les replays ! et des temps de chargement tout de même longuets…
Globalement aussi beauf qu’un Need For Speed, ce Forza pour les mauvais conducteurs sans assurance reste désespérément bas de plafond et très bête. Le jeu peut s’apprécier éventuellement (en fait) surtout en roulant tranquillement en 5ème et en respectant rigoureusement les limitations de vitesse. Et en restant sur la putain de route !!