Pour ce quatrième opus, Forza Kikoolol Horizon se rend au Royaume-Uni et nous joue les quatre saisons : si le printemps ou l’automne (ou l’été !) ne varient que sur leur éclairage, l’hiver, lui, chamboule tout et pour cause ! les lacs gelés et la neige omniprésente changent radicalement la conduite et l’environnement… l’occasion de bonnes glissades assez réjouissantes à dire vrai.
Pour le reste, le monde ouvert est très beau, le studio Playground ayant déjà démontré précédemment son talent en la matière avec bien entendu les effets méteo dynamiques ou le cycle jour/nuit. Outre le mode 4K, on a droit aussi (sur la One X) à une offre inédite pour un Horizon, à savoir les 60 im/s garanties en 1920, une offre qu’on ne peut pas refuser ! et une fluidité idéale pour tout jeu de bagnoles qui se respecte.
Le strass et les paillettes sont donc au rendez-vous mais FH4 demeure un gros jeu d’arcade dont on se lasse plus ou moins rapidement ; la conduite trop simple, trop simpliste a gommé les différences entre les voitures et même les améliorations ne font qu’accélerer la vitesse de défilement du paysage… Si seulement on avait eu la physique d’un Forza Motorsport, on aurait eu la joie et toutes les raisons du monde de déambuler (plus ou moins vite) sur les routes de la campagne anglaise. Hélas…
Le ton kikoolol des précédents Horizon demeure également : on est ici dans une grosse foire, mélange d’un Need For Speed d’ultra beaufs et d’une quelconque Codemasterconnerie annuelle avec par exemple toujours ces courses super débiles de « cross-country » où on fonce à travers tout jusqu’au point suivant, en grappe avec l’IA revêche et tamponneuse.
On peut personnaliser son avatar comme on l’entend au fil de la garde-robe farfelue que l’on gagne et débloque mais ce n’est pas tout ! influence kikoololissime oblige, celle de l’infâme Fortnite, on peut aussi débloquer des « danses » (sic !)… Nul doute que les gamins de CM2 et autres attardés vont apprécier.
Entre autres activités stupides, on fera la course contre des trains, des motos ou des hydroglisseurs… on pourra sauter aussi sur des rampes et foncer comme d’habitude dans des pancartes bonus, le collectathon coutumier des Forza Horizon à la con.
Voilà donc le Forza 4 (Katre) pour Jean-Kévin qui râtisse large, très large, amusant le temps de la découverte mais toujours aussi beau et beaucoup trop con à la fois. (Critique écrite en 2020).