Quand j’ai allumé pour la première fois Forza Horizon 6 et que je suis arrivé au menu principal, le titre « you » de Lane 8 & Kasablanca c’est lancé et j’ai presque eu une petite larme. Je ne saurais même pas expliquer pourquoi… J’ai découvert la licence avec le 3 et j’ai, depuis, été un joueur assidu sur chaque itération. Pour moi, le Festival Horizon a toujours été une safe place, un endroit qu’on aime retrouver et qui procure un sincère sentiment de bien-être…
Je ne suis pas forcément un grand fan de voitures et de mécanique (bon, on suit la F1 quand même ! ), mais ce jeu possède un mood unique. Quelque chose de bienveillant, sans violence, qui rassemble des passionnés. Et moi, j’aime les passionnés, que ce soit d’automobile ou de cinéma norvégien des années 1997. Forza Horizon est un jeu vidéo qui vous veut du bien. Forza Horizon 6 est par excellence dans ce qui l’excelle, un wholesome game…
Bienvenue au Japon
Il n’y a pas à dire, le choix du japon, c’est une fraicheur absolue ! Le seul point faible du choix de ce pays c’est clairement le fait que les Japonais roule à gauche. Mais il est clair qu’il était obligatoire de rendre hommage à ce pays ou les Japonais sont eux aussi des amoureux de l’automobile, les inventeurs du drift et un peuple passionné.
Franchement arrivé a 250 à lheure et drifter sur le carrefour Shibuya est d’une puissance rare tout comme descendre sur les Toge procure une sensation assez particuliere. Quand vous roulez sur les environs de Tokyo de nuit, il se passe quelque chose.
Je retrouve bien ce sentiment et cette façon de vivre japonais et disons cette prestance qu’il est, c’est le premier Festival Horizon que je trouve… « plausible » Je veux dire il y’a même les stewards qui s’occupent des débuts de courses, c’est très « japonais » dans le sens sérieux de la chose et c’est à louer. Mais bon on retrouve un peu ce coté Tokyo Drit ave les courses de nuit « clandestines » de Tokyo mais attention y’a toujours les stewards mdr, on mode c’est la rue mais pas trop quand même.
Une vitrine technologique, une optimisation magnifique
Ce n’est pas un secret les Horizon ont toujours été salués pour leurs savoir-faire visuelles et technologiques. Le jeu est magnifique et amène un sentiment d’immersion relativement puissant.
Puis en termes technologiques c’est assez impressionnant, je veux dire je joue avec une 5060 ti et un processeur vieux de 6 ans et le jeu tourne avec les graphismes au maximum ray tracing compris, le tour de force est impressionnant. Prenez-en de la graine les autres studios avec vos minimals specs complétement abusés… Fable suivra logiquement la voie !
Un gameplay toujours peaufiné et personnalisable
Côté sensations de conduite, la recette est inchangée mais pousse le potard de l'accessibilité encore plus loin. Que l'on soit un puriste de la trajectoire ou un joueur du dimanche, le jeu s'adapte à nous, et pas l'inverse. C’est la force d'Horizon : tu peux calibrer ton expérience au millimètre près. Tu veux désactiver toutes les aides, passer en boîte manuelle avec embrayage pour ressentir chaque transfert de masse dans les Touge ? Tu peux. Tu veux juste te détendre après le boulot, activer le freinage assisté et foncer à travers champs sans te prendre la tête ? Le jeu ne te jugera jamais. Les curseurs de difficulté et les options de personnalisation de la conduite font que le titre reste un plaisir immédiat, malléable selon l'humeur du jour.
Malgré tout, quelques tares…
Pourtant, même au paradis des passionnés, il y a quelques ombres au tableau. La première, c'est ce début de jeu qui, paradoxalement, manque un peu du côté "Wow !" des précédents opus. L'intro émeut par sa nostalgie, oui, mais elle n'a pas le souffle épique du parachutage de bagnoles du 5 ou de la course folle à travers les saisons du 4. On est vite installé, presque trop tranquillement.
L'autre gros point noir, c’est le doublage. Ne pas avoir de version française intégrale, c'est une vraie tannée. Essayer de lire des sous-titres en plein milieu de l'écran alors qu'on négocie un drift à 200 km/h de nuit dans les rues de Tokyo, c'est le meilleur moyen de finir dans un mur.
Enfin, il faut être honnête : la formule est magique, mais c’est toujours la même. Playground Games a trouvé sa poule aux œufs d'or et n'en dévie pas d'un poil. La structure des épreuves, la progression ultra-rapide qui te bombarde de supercars en moins de deux heures... Si vous espériez une refonte profonde du système de jeu, vous risquez de ressentir un arrière-goût de "Forza Horizon 5.5".
Une ode à la liberté :
Loin de moi l'idée de philosopher mais je suis quelqu'un qui aime bien comprendre ce que nous raconte un jeu vidéo et selon moi cette série veut clairement nous raconter quelque chose, nous offrir quelque chose.
Le festival horizon a toujours eu une place dans mon cœur, il fait appel à quelque chose que vous chérissons tous, la liberté. Dans la vie, conduire c'est de la merde, t'est là tu as la limitation de vitesse, le coût de l'essence, les embouteillages. Le jeu lui, nous parle d'une utopie libertaire, d'une vision du monde, du carpe diem. Forza horizon tente de nous définir aussi de ce qu'est vraiment la vie ou en tout cas ce qu'elle devrait être : une succession d'événements intenses, d'aller a 300 a l'heure, de sauter d'une montagne ou d'admirer un coucher de soleil sur son hypercar. Le festival horizon s’il devait exister transpirerait la passion, il n'y a pas de barrière que tu conduises une 207 toute claquée comme une Bugatti flambante neuve personne ne te jugera car tout le monde est habité par la même passion. Le jeu rassemble des gens venant de tous horizons. C'est une célébration commune. Il ne te récompense pas pour les résultats que tu obtiens mais sur comment tu les obtiens.
Horizon nous parle de la vie et des moments vécus, et nous fait questionner : est-ce qu'au final, le bonheur ne serait pas synonyme de liberté ? Est-ce que le bonheur ne serait pas juste être de contempler un coucher de soleil sous les cerisiers au volant d'une Porsche 911 avec peut-être à ces côtés quelqu'un pour confirmer tout ça ?
Vive la liberté
"I Wanna wake up where you are"