Note : Je n’ai jamais joué à un Forza auparavant.
Visuels
Le jeu est moche. Ceux qui disent le contraire ne savent pas ce que beau signifie. Aucun effet atmosphérique, aucune lumière. Tout est gris, froid, plat et sans âme. La ville de Tokyo est une pure déception. Il n’y a aucune vie. Juste des murs. Une vitrine morte.
Aucune patte artistique, rien.
Interface et menus
Catastrophiques. Rien n’est clair. Après 60 heures, je cherche toujours où cliquer. En revanche, la direction artistique et les illustrations sont visuellement cohérentes. La musique du menu à la Rocket League j'en peux plus.
Temps de chargement
Épuisants. Une course dure environ deux minutes. Entre le moment où l’on lance la course sur la carte et celui où elle commence, il s’écoule littéralement une minute. Et oui, j’ai chronométré. C’est trop. On dit qu’un conducteur typique pourrait passer quatre mois de sa vie à attendre devant des feux rouges. Sur ce jeu, un joueur typique pourrait attendre un tiers de son temps de jeu dans les temps de chargement et les cinématiques qu’on ne peut pas passer.
Confort de jeu
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Comme dans tout triple A : aucun. Aucun développeur n’a décidé de jouer à son propre jeu. Exemple simple : si vous voulez changer de voiture pour refaire la même course que vous venez de terminer, c’est reparti pour une minute de chargement afin de quitter la course, changer de voiture, puis relancer la course et attendre à nouveau une minute. Je le rappelle : une course dure en moyenne deux minutes. Donc, pour changer de voiture, 50 % du temps de jeu part en fumée.
Histoire, quêtes, exploration
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Mauvaises. L’idée même du jeu avec son festival est médiocre. Personne ne pense à ce pauvre papi qui voit des chauffards du monde entier taper des accélérations devant sa maison et défoncer la route qu’il paie avec ses impôts. Comment peut-on accepter ça ? Les balades en voiture pour visiter et en apprendre un peu plus sur (vite fait) l’histoire du Japon sont chouettes.
Accessibilité et Gameplay
Vous devez passer votre CAP en mécanique pour jouer. Le jeu ne nous explique rien concernant la préparation des voitures. Résultat : on est obligé d’aller regarder des tutoriels pour comprendre comment cela fonctionne. Et si l’on veut une voiture toute prête préparée par un autre joueur, il faut d’une part payer. Parce que tout travail mérite salaire, évidemment (apparemment). Mais en plus, on ne peut pas la modifier ensuite sans supprimer toute la personnalisation. Apparemment, il y a carrément des secrets industriels entre joueurs dans ce jeu.
Il n’y a aucun sentiment de progression. On débloque tout, vite et sans difficulté.
Bienvenue à Arcadeland.
On tape des mascottes et des panneaux en voiture. Apparemment, c’est fun.
(Ce n’est pas fun)
Comme beaucoup de jeux de voiture, il n’y a aucune sensation de vitesse ou d’accélération.
Point positif
Ils ont obtenu les licences de nombreuses marques de voitures. Du coup, ça explique pourquoi il n’y avait plus d’argent pour faire un jeu. Le changement de saison est un point intéressant. La map traverse le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. Mais c’est quand même moche. L’automne est plutôt jolie, ceci dit. Partir dans le décor lorsque l’on rate un virage est plutôt satisfaisant, puisque la végétation et la signalétique sont en papier. On traverse tout sans risque d’être ralenti. D'ailleurs on est pas obligé de rouler sur la route. Couper à travers champ marche tout aussi bien.
Conclusion
Zéro proposition innovante. On sent clairement les impératifs de rendu en temps et en heure, et les actionnaires qui veulent récupérer leur bénéfices. Investir tant, pour que ça rapporte tant. Servir la soupe au consommateur qui consommera faute de mieux. Pas de prise de risque, juste une compilation d’idées et de mécaniques vieillissantes qu’on voit depuis 20 ans dans ce genre de jeu.
Je préfère clairement la conduite d'un Grand Theft Auto, sur un beau coucher de soleil. En sachant que je peux m’arrêter au bord de la route, descendre de la voiture et contempler la nature fake qui m’entoure. Entendre les grillons, les grenouilles. Respirer un bon coup, puis repartir pour m’arrêter à la prochaine station-service et faire le plein. Regarder ce pauvre NPC se garer en face pour acheter ses cigarettes fake à l’épicier. Entendre un moteur qui ronronne sur le côté et qui passe doucement. Rejoindre des amis pas loin de la baie pour siroter une bière. Le vent, la vie, les sensations, les émotions.
C’est ça la conduite, pas un festival d’idiots qui aiment le caca.