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Elle est de retour
Imaginez jouer à Amnesia, mais sans l'horrible monstre qui hante la maison, qui vous poursuit et vous tue. Imaginez jouer à Bioshock, mais sans cet affreux système de combat répétitif et...
le 15 août 2013
"Bonjour, mes chéris, ici Robert Pupkin (ne mettez pas de M), et nous nous retrouvons aujourd'hui pour une nouvelle rediffusion de "Des jeux et de l'oseille", l'émission sur les jeux qui tapent un peu trop sur la bouteille, alors nous avons ici en tant qu'invité, notre cher senseï venu tout droit du Japon pour nous raconter une chose cruciale, comment on fait un jeu qui doit marcher, et surtout, comment avez vous eu l'idée pour ce jeu ?"
"(parle en Japonais) Eh ben, c'est très simple, un jour, j'ai pris trois jours à chercher les clés de mon grenier, [...] c'était ultra chiant [...] et c'est ce jour là que j'ai eu l'idée de faire Gone Home."
"AHAHAH ! Ce sacré Nagasaki, toujours le bon mot pour faire rire, en tout cas j'espère que c'est pas à cause de ça que le jeu est sorti, non ? Hein ? ..... Ah.
On se retrouve à nouveau dans Des jeux et de l'oseille, après quelques pages de publicité.
Central service !!! We do the job, you do the pleasure.
Hi there, i want to talk to you about ducts...do your ducts seem old fashion, out of date, now...
(Coupure.)
Bonjour cher public !!! Ici, on se retrouve maintenant pour une nouvelle émission de "C'est quoi cette ....
Public : "MERDE".
Aujourd'hui, je vous ai concocté une de ces critiques, vous allez pas en redescendre, connaissez vous Gone Home ? Si oui, c'est que vous êtes un nom de dieu de démon, si non, vous avez toute votre vie encore à vivre sans aucun soucis.
Gone Home est de ces jeux qu'on sort quand on a pas d'imagination ou d'idées en général, un walking simulator est si facile à programmer que la moitié du boulot est déjà achevé. Il reste alors le scénario, prévisible et toujours le même,
"Vous avez des problèmes mentaux ?"
"Vous ressentez l'un de ces symptômes dépressifs, paranoïa, démangeaison, flatulences incontrôlées, et trouble de personnalité ?"
"Venez alors tout de suite vous inscrire dans un Walking Simulator, votre problème est notre scénario !"
Mais Gone Home n'est pas comme ces jeux là, oh non, il leur est bien supérieur, cette fois ci, on a des éléments de scénario non-fantastiques, eh oui mesdames et messieurs, ce jeu a eu la logique d'enlever le seul intérêt d'un walking simulator, pour le remplacer avec ....(roulement de tambour)
Une histoire entre gouines profonde et compliquée parce que la vie craint !
Bien sûr, compliquée dans le sens, je touche des sujets sensibles, avec une histoire romancée à l'eau de javel, dans le but de toucher les adolescents en quête d'identité et de reconnaissance. Bon sang, je suis pas venu jouer à Omerta le jeu et...
(bruit de verre cassé, mobilier défoncé, le plateau est envahi de militaires, au milieu de la foule s'approche un fonctionnaire)
"Je vous informe par la présente, que d'après les pouvoirs qui me sont conférés par la section 42, paragraphe 4 du conseil de l'ordre 423 108, Mr Thiérrée Siegfried a enfreint les règles de Mon Sens Critique en n'ayant pas respecté l'Omerta sur le-dit livre, il est ainsi invité à rejoindre la prison des limbes la plus proche."
"Je peux finir cette critique ?"
"Naturellement, mais faites vite, on a d'autres victimes sur la planche."
Où en étais je ? Ah oui ! Je suis pas venu jouer à La vie d'Adèle le jeu tout de même !
En plus de ressortir un scénario remâché par les films du festival de Cannes, le jeu se permet de perdre le joueur dès le début du jeu, journal sur journal, papiers sur papiers, trucs inutiles sur trucs inutiles, à en vomir. Pour l'amour du ciel, j'ai déjà vu un homme enseveli sous une tonne de paperasses, et ça c'est mal fini pour lui. Trop de documents à lire rend le jeu imbuvable, et le pire c'est qu'on arrive facilement à entreposer les journaux audio sur d'autres journaux audio, coupant net la connexion. Et de plus, les documents s'empilent sans réel intérêt quand on a compris le fin mot de l'histoire. Bien sûr, je ne suis pas aussi apaisé que notre "adepte" des Memes, les livres de Skyrim j'en ai lu, mais la comparaison ne marche pas, Skyrim n'est pas un grand tunnel remplie de bibliothèques, y a autre chose à faire à côté.
Et heureusement, il y en a, par exemple, vous avez la quête du canard de Noël, ou bien celle de la balle de basket, comme dirait Coluche, Je ME MARRE !
Non mais regardez deux secondes, cher public, la couverture de ce jeu, n'est elle pas merveilleuse ? Elle nous influence un peu, pas vrai ?
Qu'est ce cette ambiance horrifique à deux balles sur fond du manoir de Casper ?
La lumière allumée, c'est pour quoi ? Il y a un intrus ? L'ennui peut être ? Ou la peur involontaire de jouer à un jeu austère avec des problèmes d'affichage, à la première personne, avec cette ambiance séance de spiritisme ? Manque de budget y es-tu ? Même sensation que dans Crimes and Punishments, à vrai dire.
Au final, 20 euros pour 3 heures volées à votre vie, des commentaires audio qui vous racontent comment un jeu se fait chez les flemmards, privilégier les objets plutôt que le scénario, pourquoi pas ? Des cartons de pizzas aux briques de lait, des affiches de groupes aux tasses de café, rien n'est oublié. Des musiques plutôt bonnes mais qui reste assez oubliables. Une fin ultra abstraite, hum est ce que j'ai compris l'histoire, nope... Au moins je sais que c'est une histoire avec des lesbiennes, à croire que c'est la seule chose à ne pas oublier du jeu quand on donne la note finale, comme si les développeurs le savaient d'avance.
Voilà ! Ma critique est petite à cause de la petitesse du jeu, mais ne vous inquiétez pas, je serai de retour pour Oxenfree, une bonne critique pour une fois !
"N'avez vous pas compris que vous ne reverrez plus le soleil après cette critique ?"
"On va dire que j'ai fait mon devoir."
"Vous vivez dans vos rêves, la réalité est tout autre. Regardez vous en face, vous n'êtes qu'un adolescent frustré, pas un présentateur télé. Depuis longtemps, vous n'êtes plus que le Ghost in the machine, celui du système senscritiquien. Préparez vous à faire surface."
...See a man about a dog. 10001110101010100100111101000110101010101010101010111010011
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Créée
le 18 oct. 2017
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