"Attention, les gars, Familles de France dit que notre jeu est immoral. Il va falloir rectifier ça,
Un excellent jeu que ce GTA quatrième du nom.
Les graphismes sont jolis, les personnages toujours aussi truculents et débiles, le héros est impayable, parle anglais avec un accent slave à couper au couteau, et sait se battre comme pas deux, mais on ne sait pas pourquoi, et il ne vaut mieux pas savoir.
Parce que Niko, fraîchement débarqué dans la Grosse Pomme (dans le jeu, Liberty City, la ville de New York n'ayant pas accepté que la ville du jeu reprenne son nom) depuis la Serbie, se rend compte que son cousin, Roman, lui a raconté des bobards, et qu'il est loin de vivre le rêve américain.
Qu'à cela ne tienne, Niko se dit "Il me faut un petit boulot". Quel petit boulot ? Facile, tueur à gages. Logique, pour quelqu'un qui semble avoir fait des trucs pas très nets dans l'armée dans son passé.
Comme ça, cela peut paraître immoral, et révoltant, mais non.
Niko est payé par des ripoux pour tuer des ripoux, il se fait trahir dans tous les sens, bref, ce jeu n'est pas une ode au meurtre contre rémunération. Juste un film intéractif de gangsters, un poil violent.
Malgré cela, nous avons assisté à des "levées de boucliers" (plutôt des rondaches, et encore, en bois) en France, où Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille en a profité pour tirer dans les pattes du jeu vidéo.
... Alors qu'on l'a vu y jouer dans Paris Match, soit disant pour enseigner à ses enfants que c'était mal
Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Alors vivement GTA 5, que l'on puisse découper des mémés à la tronçonneuse et que toutes ces Saintes nitouches s'étouffent avec leur foie gras.