Les GTA ont ceci de commun avec les autres jeux vidéo : passé quelques années, on les trouve pour quelques euros lors des soldes steam. On les achète, parce qu'à l'époque de leur sortie on n'avait pas la bonne console, ou pas l'argent, ou pas le temps. Et on les oublie... Puis la promotion d'un épisode à venir arrive (le VI, en l’occurrence) et on se souvient qu'on a toujours cet épisode en fond de catalogue, et que le dernier GTA auquel on avait joué, toute version portable qu'il fut, nous avait bien plu...
Alors, c'est comment, GTA IV en 2025 ? Tout d'abord, on redécouvre une raideur et des bugs auxquels on n'était plus habitué. Il faut être précisément à côté de la porte arrière d'une voiture pour pouvoir y entrer (pas la porte avant, ni le capot ni le coffre). Les animations physiques des personnages sont limitées et les expressions faciales quasi-inexistantes, elles contrastent avec la vivacité des doublages, souvent excellents. L'autre travers du jeu est la gestion du cycle jour et nuit. Les développeurs, sans doute très contents de cette alternance, ont programmé autant de temps de jeu la nuit que le jour, or, la nuit rend certaines missions très compliquées à réaliser. Il faut prendre le réflexe de se coucher avant d'entamer une nouvelle mission... En outre, contrairement aux nuits de GTA V enhanced, celles de GTA IV ont très mal vieilli.
L'histoire, en revanche, a passé les années avec brio : bien sûr nous ne sommes plus dans les années qui ont suivi la guerre de l'ex-Yougoslavie, qui sert de marqueur fondateur dans l'histoire de Nico Belic. Mais cette histoire entre malheureusement en résonance avec l'actualité, et le héros, tout violent qu'il soit, reste profondément attachant : il est fondamentalement un pauvre type, il a plus souvent subi plutôt que décidé, et son parcours dans GTA IV n'échappera pas à la règle. Le sous-texte sur le rêve américain, quoiqu'un peu convenu, est la source de nombreuses cinématiques amusantes, le cousin Roman étant clairement l'Auguste de l'intrigue, accompagné d'autres personnages hauts en couleur.
Bilan des courses (de taxi, ha ha) : GTA IV en 2025, reste tout à fait recommandable et tout à fait jouable à l'exception d'un gros bug (ci-dessous).
Sur un PC récent, un très gros bug empêche de se hisser sur le toit d'un camion ou à bord d'un hélicoptère en matraquant la touche A (ou croix) : le jeu était programmé à 30 fps sur playstation 3 et la fréquence de martèlement n'a pas été adaptée, ce qui rend le truc bloquant sur les PC à 120 fps et plus ! Il faut mettre en pause, appeler le gestionnaire des tâches et réduire les cœurs du CPU attribués à GTA IV à un seul : la fréquence tombe alors autour de 20 fps et on peut continuer la mission... Ça n'arrive que 2 ou 3 fois en 30 heures de jeu mais c'est assez pénible pour être signalé.