Il était une fois une série qui a fort commencé avec la PS2 et qui s'est éteinte sur PS3. Si on devait faire le résumé du parcours des GTA, ça pourrait se résumer à ça. Parce que... Qu'on soit clair, à part le niveau de détail affiché, les animations et autres nouveautés dans le gameplay, le reste est creux comme le tube d'arrosage.
L'histoire, le gros point fort de tous les GTA post-IV. Dans le III, on vivait dans la peau d'un gangster trahi par la pègre (plus par sa copine) et il a juré de prendre sa revanche. Dans Vice City (le meilleur épisode sans aucun doute possible), on vivait dans la peau d'un italo-américain, Tommy Vercetti, qui nous plonge dans la pègre mafiosi italienne aux Etats-Unis des années 80 à Miami avec une ambiance (et une villa) de Scareface. Même le développeur avoue avoir totalement été influencé par le film (la villa de Tommy Vercetti dans le jeu est une copie de celle de Tony Montana dans Scarface). L'ambiance était totalement hilarante. Les références aux films cultes pullulaient partout dans le jeu (cinématiques incluses).
Puis vint GTA San Andreas, une vision moderne sur l'amérique à l'époque des gangs, gangs afro-américains entre eux et contre les gangs hispaniques, avec l'homme "blanc" qui essaie de tirer son épingle du jeu au milieu de cette mini-guerre civile qui a mis la ville de Los Santos (imitation de Los Angelos) sens dessus-dessous. Et là aussi les nouveautés étaient par kilos. Des tonnes de véhicules, une surface de jeu jamais vue, une histoire super-bien ficelée, une touche de RPG comme le fait d'augmenter son sexomètre en sortant avec plein de filles, aller au gym pour se faire une musculature de bodybuilder, acheter de nouveaux vêtements. Une vraie révolution à l'époque. Presque chaque épisode apportait son lot de nouveauté.
On pourrait se demander ce qu'a pu apporter GTA IV. À part quelques polygones en plus ? Rien. On pourrait même se demander qu'est-ce qu'il a retiré des précédentes expériences. Premièrement, un terrain de jeu réduit. Deuxièmement, moins de variétés véhicules à conduire. Troisièmement, une histoire d'un ennui sans précédent. Cette fois-ci l'excuse d'un nouveau GTA ne passe plus. Un ancien militaire serbe probablement de l'ancienne Yougoslavie, qui vient goûter la belle vie aux Etats-Unis et au rêve américain, mais se rend compte que ce n'est pas comme ce qu'il avait rêvé et se heurte à ses vieux démons... Combien de fois avions-nous vu ça ? Combien de films ont traité de ça ? À quel point ça paraît cliché ? Probablement le fait que ça parle de fusillade, de prostitution, d'insultes, de langages crus, de nudité que le jeu marche aussi bien. Peut-être ce qui attiraient la foudre des conservateurs à propos des anciens GTA est plus justifié dans ce dernier quand l'enrobage révèle un creux abyssale. Dommage...