Je repique honteusement le titre de la critique de Gautoz pour Gamekult mais en même temps il est tellement bien trouvé !
Déjà GRIS est incroyablement beau, d'une qualité artistique (à la fois visuelle et sonore) dont vraiment très peu de jeux vidéos peuvent se targuer - personnellement (comprendre là ça n'engage que moi) je les compte sur les doigts d'une main de lépreux.
Ensuite GRIS est joliment narré, particulièrement émouvant (difficile pour le joueur de ne pas se sentir au diapason de son héroïne et éprouver tristesse et joie avec elle) et sa direction artistique comme son gameplay (et ça c'est beaucoup plus rare) concourent à faire naître l'émotion.
Enfin parce que GRIS, en dépit d'une difficulté triviale, est un jeu et pas seulement une expérience ; la jouabilité est propre, le level design réussi et parsemé de quelques jolies trouvailles, et qu'il se paye même le luxe de ne jamais recycler ses idées.
Même s'il en diffère substantiellement le sublime GRIS m'évoque irrésistiblement une autre grande réussite du genre (qui consisterait à proposer une expérience artistique, émotionnelle ET ludique) qu'est le magnifique Journey. En complément de la révolution du jeu indépendant ces deux titres me donnent beaucoup d'espoir quant à l'avenir des jeux vidéos.