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le 12 août 2016
SuivreEmma la femme de mauvaise vie
Non non et non, rien à dire sur un style d’une perfection sans faille (j’aime les pléonasmes) dont on nous a rebattu les oreilles jusqu’à épuisement en classe de Terminale. Rien à dire sur le...
Au sein de l'aussi nébuleuse que restreinte – quoique pas tant que ça lorsqu'on se prend à tenter d'en énumérer les titres aux pubs les plus mensongères –, galaxie de jeux mobiles ASMR-friendly à speedruner pendant un interminable voyage en voiture, j'oserais attribuer une place à part à Gun Sprint. Parce qu'on ne va pas se le cacher, enchaîner les headshots sur des kilomètres de pauvres pélos qu'ont rien fait de plus que se dresser sur ton chemin – encore une description mensongère ; hormis de vagues reculs quand ton flingue heurte un épéiste, pas la moindre résistance croisée sur le chemin –, ça a son petit côté satisfaisant quand tu es en pleine dépression (par pitié ne me prenez pas au sérieux).
C'est d'ailleurs là tout l'intérêt du jeu, capitalisé par la voix grave des samples vocaux comme la soudaineté des textes subliminaux ne manquant pas de féliciter tes séries d'élimitations. À aucun moment on ne pourra me convaincre du moindre intérêt de la pauvreté misérable de sa palette graphique, ni du leaderboard de son mode infini, encore moins du système de score de son mode aventure. Pourquoi s'escrimer à cumuler des points s'ils n'apportent aucun challenge à ta progression, en particulier lorsqu'ils se matérialisent en pièces d'or d'autant plus frustrantes que manquent cruellement les occasions de les dépenser ?
X et Y armes sont effectivement plus rigolotes à manipuler, lorsqu'elles ne parasitent pas complètement l'expérience de jeu – la totale absence de collisions du finger gun ressemble plus à un bug qu'autre chose ; l'inertie du tank le rend quasiment impossible à faire avancer. De toute manière, sorti du mode infini où seul le flingue de base a droit de cité, la précision des tirs devient vite la dernière de tes préoccupations, pour peu d'avoir la patience de pousser plus loin que le "niveau" 50. Le calvaire des publicités entrecoupant CHAQUE. PUTAIN. D'ÉTAPE, dont la facilité du mode aventure à y jouer une main dans la poche – c'est même pas une blague – ne fait qu'en démultiplier et accélérer les occurrences, aura tôt fait de l'achever bien avant.
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Créée
le 14 nov. 2024
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