Hollow Knight: Silksong
8.3
Hollow Knight: Silksong

Jeu de Team Cherry (2025 · PC)

Garantie no spoil


Avant que je rencontre l’amour de ma vie, la Saint-Valentin a toujours été un jour morne pour moi. Reflet de ma solitude, je préférais oublier ce rendez-vous calendaire. Mais le 14 février 2019, il s’est passé quelque chose, quelque chose qui allait me subjuguer autant que me torturer pendant les 6 années à venir. La suite d’un de mes jeux préférés était annoncé dans un trailer des plus somptueux. A la base prévu pour être un DLC, Team Cherry nous avait fait la surprise d’en faire un jeu entier, plus complet et plus joli que son prédécesseur.

Alors on commence à compter les jours, on scrute chaque conférence, Nintendo, Summer Game Fest, Xbox Game Show, Game Awards, tous y passent. Mais c’est le silence radio, tant qu’on commence à douter de son existence… Mais le Silksong est bien réel mes amis, et quand j’ai enfin pu voir “4 septembre 2025” affiché sur le petit écran de mon smartphone, j’ai versé ma larme.


Je peux enfin toucher au Graäl et il est aussi divin que l’idée que je m’en faisait. Ce n’était pas une mince affaire, car il a fallu 2h à Steam pour me permettre de l’acheter, mais dès que j’ai pu m’y mettre, j’étais au bord de l’extase. Oui je suis un fan d’Hollow Knight, cette critique est donc celle d’une personne biaisée. Mais ça me permet de dire haut et fort que si vous n’avez ne serait ce qu’aimé le premier opus, alors vous adorerez cette suite.


Je vais parler de l’éléphant dans la pièce. Oui le jeu est challengeant, vous allez même le trouver injuste par moment. Moi-même j’ai pesté parfois sur ces pogo obliques, ou ces double dégâts… Mais quand je vois des gens qui descendent le jeu pour ces détails alors qu’il y a plein de façon de faciliter l’expérience si on cherche un peu, ça me désole. Je ne trouve pas le jeu beaucoup plus difficile, il est juste très différent en termes de mécanique et c’est bienvenu. Hornet est plus flottante, agile, elle attaque différemment, les ennemis sont donc en conséquence plus rapides, ont plus de pattern. Les développeurs ont peut-être ajoutés de la difficulté de manière un peu brute en doublant les dégâts de beaucoup d’ennemis, c’est maladroit, mais comme le heal du personnage est plus puissant et permissif ça compense. La plateforme est plus technique c’est vrai, mais une fois maîtrisée, c’est un plaisir de parcourir les différentes zones. Il y avait également la question des bancs trop espacé, et là je ne suis juste pas d’accord, surtout qu’avec des améliorations trouvées assez vite, on rejoint les boss en moins d’une minute à chaque fois.

Je comprends que beaucoup de joueurs recherche du confort, mais je suis de la catégorie qui apprécie être défié par mon jeu, il sera d’autant plus savoureux.


Après cette emphase sur la difficulté je peux enfin développer tout mon amour pour ce jeu que j’ai tant attendu. Et cela débute par le gameplay, car Hornet est un pur bonheur à contrôler et ce dès le début. Énormément aidé par des feedback et animations qui rendent chaque déplacement satisfaisant. Le petit ajout de grimper aux rebords, la course, on se sent tellement agile. C’est d’autant plus vrai en combat, où les affrontements tournent plus à la danse tant on virevolte entre les ennemis.

D’ailleurs c’est tout le système de combat qui a été repensé. On a toujours les masques, et la soie remplace l’âme de manière similaire, mais exit les charmes et les sorts. On a maintenant des outils de chasseurs qui ne se rechargent qu’aux bancs, les heal sont plus rapide et soignent de 4 masques, et on peut même changer la nature de notre set de coups avec les crest, de quoi varier le gameplay (pour ceux qui se plaignent du pogo).


Mais la grosse claque que je me suis prise d’entrée de jeu, c’est la beauté de cet univers. Sur les trailers ça avait l’air plus polish que le jeu de base, restant assez similaire, mais j’en étais très loin. La première zone pose d’ailleurs assez bien les bases, on pourrait la comparer à Greenpath du premier opus, mais en plus verdoyant, plus colorée, plus détaillée, avec toujours cette DA très ronde dont je suis client. Et ce n’était que la première heure, il y a une myriade d’endroit qui vont vous décrocher la mâchoire (La splendeur de la citadelle). Très honnêtement, c’est le plus beau jeu en 2D que j’ai pu faire.

Le level design est toujours aussi efficace d’ailleurs, on est jamais totalement perdu c’est fluide et ça pousse à l’exploration tout autant que le premier. Surtout que maintenant il y a des quêtes dans le jeu, qui nous invite à être curieux et ne pas foncer tête baissée (même si ce n’est pas si développé).


Ce que j’adorais dans le premier et que je retrouve en force ici, c’est le bestiaire. Sans DLC on a déjà plus de 200 monstres et 40 boss. Et quand tu vois que certains ennemis de bases ont plus de pattern que la plupart des boss d’Hollow Knight, ça fait plaisir, ça montre encore ce soucis du détail. Il y a tellement de diversité, l’impression de réapprendre à jouer à chaque nouvelle zone, et toujours ce plaisir de compléter le bestiaire.

Et les boss c’est pareil, très peu de raté, quasiment que des surprises. Plus de challenge, des design magnifique, une scénographie impeccable… Non mais je vais me faire un top bientôt je pense tellement j’ai adoré tous les affronter.


Leur design est attrayant, comme ceux des PNJ, hauts en couleurs, parfois terrifiants, d’autres fois drôle, souvent adorable (le petit pèlerin qui chante, m’a fait fondre). Ils sont même plus bavards, n’hésitant pas à nous en dire un peu plus sur ce royaume qui nous est si hostile. De ce que l’on comprend du début, c’est qu’on a été enlevé par une sorte de secte vers un royaume lointain : Pharloom. Il faudra alors, à l’inverse d’Hollow Knight, monter tout en haut de ce royaume pour atteindre une mystérieuse cité et mettre fin à la malédiction qui touche ses habitants.

Comme d’habitude le lore c’est à vous d’aller le dénicher, le jeu est assez discret de ce côté là, bien qu’on sent une volonté de raconter une histoire moins obscure. Rien que le fait de faire parler Hornet à l’inverse du chevalier, ça démontre bien un désir plus insistant de narration. Je ne me suis pas encore totalement plongé dans toutes les analyses et théories, mais j’ai vraiment envie d’en apprendre plus sur ce royaume fascinant.


Une des caractéristiques les plus importantes d’Hollow Knight, c’est bien sûr sa musique, qui avait épatée tout le monde en 2017 et qui n’a jamais quitté mes playlists. Christopher Larkin, génial compositeur australien, nous fait la surprise de doubler le nombre de tracks pour cet opus. Et comme on s’y attendait c’est d’un lyrisme divin. Des ambiances travaillées à la fois calmes et reposantes, qui passent du dantesque morceaux haletants. Il travaille toujours les cordes jouant sur le mélodique du piano et du violon, mais arrive à renouveler son style avec une plus grande utilisation des chœurs. En me relisant je sais que j’en fais trop, mais j’ai pleuré la première fois que je suis arrivé aux Alcoves de la chorale, ça ne s’explique pas…


Mais au-delà de la musique, le son de manière générale est un énorme point fort du jeu tout comme son prédécesseur. Les petits bruits mignons des PNJ, les insectes qui grouillent dans les zones mal famés, les feedbacks sonores de toutes nos attaques. C’est un argument de plus pour démontré le sens du détail qui touche au perfectionnisme de la part de Team Cherry.


Je vais être honnête, je ne pensais pas autant aimer le jeu en ayant eu une attente aussi démesurée. Je sais très bien qu’on va me reprocher d’être juste un fan boy qui ne voit pas les défaut du jeu, mais je suis sincère quand je dis que je n’en vois pas, du moins pas qui vont m’empêcher de dire que c’est un de mes jeux préférés de tous les temps. J’irais même plus loin en disant que je le préfère au premier. Avec du recul ça changera peut-être, mais je reste persuadé que c’est un jeu qui cristallise tout ce que j’aime dans le média vidéoludique. Du challenge, de l’exploration, de l’émerveillement, de la beauté du pur plaisir de jouer. Presque tous mes potes l’ont acheté à la sortie, et c’était un plaisir de partager nos découvertes, nos avis sur tel élément de gameplay, donner des indices pour tel passage. C’est tout ce que j’aime, un jeu qui donne envie de partager, dont on a envie d’en parler pendant des heures. Un jeu dont on se souvient, dont on a un effet de manque quand on est pas dessus, un vide quand on l’a fini et auquel on revient car on ne veut simplement pas le quitter. 6 ans c’est peut-être long, mais j’aurais pu attendre 10 ans pour un résultat pareil.


Après un tel chef d'œuvre, qu’est ce que je vais pouvoir attendre maintenant ?

Valnight
10
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Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes J'ai décidé d'être un vrai G@MER et Les meilleurs jeux vidéo de 2025

Créée

le 10 sept. 2025

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Valnight

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