Ikai
5.9
Ikai

Jeu de Endflame et PM Studios (2022 · PC)

Après avoir enchaîné Ad Infinitum (2023) et Ikai (2022), si je devais en garder un seul, ce serait probablement Ikai. Pourtant, son scénario est bien moins développé que celui du jeu d’Hekate, mais en termes de frissons, il m’a quand même un peu plus accroché. Disons que Ikai triche un peu, en abusant des effets de sursaut pour générer la peur à moindre effort. Ça fonctionne par moments, mais ce n’est pas non plus l’angoisse du siècle. Sur le trouillomètre, je lui mets un 5,5/10, soit légèrement au-dessus d’Ad Infinitum. Côté réalisation technique, on est sur du service minimum. Le jeu n’est ni beau ni moche, juste lambda. Ce qui le sauve, c’est son univers et son ambiance. Incarner une prêtresse dans un Japon médiéval hanté, où l’on croise tout un bestiaire issu du folklore nippon. J’ai apprécié cet aspect car à défaut d’avoir un jeu marquant par ses mécaniques ou sa mise en scène, j’ai au moins appris deux ou trois trucs sur les légendes japonaises. C’est toujours ça de pris. Autre point positif : le jeu ne s’éternise pas. Ikai se boucle en moins de trois heures, et j’ai terminé l’aventure avec 75 % des succès. Durant ce laps de temps, on affronte différents esprits vengeurs en accomplissant ce qui ressemble à des rites d’apaisement. Contrairement à certains simulateurs de marche où l’on avance sans risque, ici, on peut mourir. En effet, chaque fantôme ou piège peut vous envoyer ad patres, ce qui ajoute une tension bienvenue. Il vous faudra comme d’habitude se faufiler et avancer à tâtons pour ne pas se faire croquer. Quelques énigmes parsèment la progression histoire de diversifier le gameplay, mais rien de bien complexe. La particularité numéro une d’Ikai est votre capacité à écrire des idéogrammes. A différents stades du jeu, il vous faudra peindre à l’aide de la souris ou du joystick des idéogrammes afin de chasser les esprits malins. Petite spécificité sympathique mais un peu chiante car il faut être ultra précis pour finaliser l’exécution. En revanche, là où ça coince, c’est la fin. L’aventure se termine de manière abrupte, sans réelle explication, comme si les développeurs avaient décidé d’expédier la conclusion en vitesse. Honnêtement, je pense que la fin du jeu a été bâclé pour des raisons que j'ignore mais la manière dont se conclue l'aventure est très suspect.

Bref, Ikai est un petit jeu d’horreur sympa, porté par son cadre japonisant original davantage que par ses mécaniques. Il ne révolutionne rien, mais il propose quelques sensations agréables avant une conclusion en eau de boudin. Je recommande surtout aux bandeurs du Japon, et Dieu sait qu’ils sont nombreux.

silaxe
6
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le 15 févr. 2025

Critique lue 14 fois

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