Inside frappe très fort dès le début par la pureté de son game design : pas de tuto, ni de menu, aucun élément extérieur au jeu n’est visible en dehors de l’écran titre qui disparaît à la fin du chargement. L’utilisation d’ un nombre extrêmement restreint de boutons fait que tout coule de source pour qui a déjà tenu une manette en main, et ça sera au cerveau du joueur de faire le reste !
On se retrouve donc immédiatement happé par le jeu, notre curiosité titillée par les événements étranges dont nous sommes témoins. Graphiquement c’est extrêmement propre, et ça le restera de bout en bout. La partie audio a également bénéficié d’un soin extraordinaire, bien au-delà de ce dont se contentent la plupart des jeux.
Artistiquement c’est une succession de tableaux plus impeccables les uns que les autres, et la progression se fait assez naturellement, car aucune des énigmes n’est trop difficile. Je me considère comme assez nul aux jeux d’énigmes et j’ai eu recours à une soluce une seule fois, donc rien de bien méchant.
Là où le bât blesse (pour moi en tout cas, mais j’ai conscience que chacun a des désirs différents) c’est que la partie narrative du jeu est extrêmement confuse. Les scénettes dont nous sommes témoins possèdent une très bonne ambiance, mais j’ai trouvé que ça manquait un peu de liant, le fil narratif étant trop peu présent. Tout est très confus, on ne quitte jamais vraiment le stade du « mais qu’est-ce que quoi ??? »
Et ça sera comme ça jusqu’au bout : le final est complètement démentiel, mais le jeu nous plante là, sans le moindre éclaircissement, et s’achève aussi abruptement qu’il aura commencé. Et ça m’a un peu frustré, il faut bien le dire.
Un jeu de plate-forme-énigme plutôt simple, à l’enrobage extraordinairement soigné, mais qui ne correspond pas toujours à ce que j’aime le plus dans un jeu vidéo.
15/20