Ce sont les gars des ‘Yakuza’ qui se mettent à recycler leur Yak’ habituel, l’air de rien, en une variante à peine différente, remplaçant ainsi le bourrin habituel aux sourcils froncés par un détective privé un peu moins constipé.
Bien entendu, ça se déroule toujours dans le monde et le quartier des Yakuza, cela va sans dire. Parfois, on a une approche ‘furtive’ (entre guillemets) qui consiste en quelques filatures… ou bien un drone, du crochetage de serrures mais ça reste anecdotique, vu que le jeu reste fidèle à lui-même, à savoir de la baston comme dans un jeu de baston à la con, la marque de fabrique des Yakuza.
On retrouve en tout cas un quartier très bien modélisé, une ambiance unique et un jeu assez flatteur graphiquement parlant, ma foi. Comme de coutume, ils utilisent leur moteur maison qui tourne bien (60 im/s nickel) et charge rapidement sur SX5.
Un mode facile (‘simple’) permet d’éviter la majorité des qte dans les combats, lesquels s’avèrent toujours aussi délirants, notamment contre les boss, fort nombreux bien sûr. On retrouve également les problèmes endémiques de la licence, comme l’histoire qui se révèle bien vite aussi ennuyeuse qu’assommante…
Et à cet égard, les cinématiques lénifiantes mettent en PLS toutes les conneries passées de Kojitron, notamment lorsqu’il sévissait chez Kon-ami, l’éditeur très kon qui n’est pas ton ami. C’est dire l’ennui qui s’en dégage ici, en effet ! chez RGG, ils font vraiment très fort dans ce domaine, celui de l’ennui, oui, oui.
L’histoire qui plus est, s’avère aussi très embrouillée, alors qu’elle tente de se la jouer comme une enquête tentaculaire… Difficile dans ces conditions de rester à peu près éveillé, bien que le jeu ait toujours une présentation et une interface tout à fait soignées, comme d’habitude dans les Yakuza modernes, si je puis dire.
Mais oui, je confirme, je m’endors à chaque fois, surtout dans celui-là, chaque fois que je tente d’y revenir. Il est grand temps de le désinstaller. Quand même.