La Playstation a été la première console à mettre au premier plan les jeux d'horreur en affichant fièrement Resident Evil et Silent Hill qui ont, tous les deux, été des méga succès. S'en est suivi un déluge de jeux d'horreur qui ont pris de nombreuses formes. Bien sur, il y avait une ouverture pour un RPG d'horreur dans le catalogue de la PS1 et la nouvelle maison d'édition Sacnoth, fondée par des anciens de chez Square s'y est faufilé avec le jeu Koudelka.
Koudelka prend place en 1898 au Pays de Galles, en Grande-Bretagne, et met en scène un groupe de trois personnages qui enquêtent sur des phénomènes étranges qui se passent dans un ancien monastère Nemeton.
Même si l'histoire n'a aucun intérêt, je lui pardonne car elle est avant tout prétexte à la découverte d'un somptueux monastère gothique où l'atmosphère est lourde et crasseuse. Mais ambiance lourde et crasseuse rime aussi avec manque de visibilité : les écrans sont trop sombres et nous empêche de voir et, donc, de ramasser, les objets importants du jeu ; ces objets étant complètement intégré au décor sans moyen de les distinguer (comme le scintillement dans la série Final Fantasy). Au-delà de ça, les cinématiques et les décors en 3D pré-calculée sont de très bonnes factures.
Pour ce qui est du sound design, mon avis est aussi en demi-teinte. Les effets sonores marchent généralement très bien mais la musique est quelque peu décevante. Il n'y a que 2 thèmes qui accompagnent les combats : un boss et un commun. En plus d'être redondant, il y a un véritable problème quand le thème ne correspond pas à l'ambiance et casse ainsi toute immersion.
L'autre gros problème de ce jeu qui empêche aussi l'immersion se situe au niveau des dialogues. Le doublage en français n'est absolument pas convainquant. J'aurais largement préféré, pendant mes sessions de jeu, pouvoir désactiver les voix et me contenter des sous-titres...
Concernant les combats, ils se déclenchent de manière aléatoires, ce qui ne devrait pas prendre au dépourvu les fans de la série Final Fantasy. Mais la comparaison avec la série s'arrête là puisque Koudelka a l'avantage d'intégrer des mécaniques de stratégies au sein de ses combats. Même si j'ai apprécié les combats, le système reste perfectible... d'abord, il n'y a que très peu de différences entre les personnages et, donc, certain choix de développement ne sont pas importants. Ensuite, certaines armes sont inutiles, elles ne font que "chatouiller" l'ennemi. En plus de cela, les combats sont vraiment trop faciles dans l'ensemble. Il n'y a qu'un seul boss qui m'a donné du fil à retordre...
Koudelka a donc toutes les bonnes idées nécessaires pour être un grand RPG d'horreur mais elles n'ont pas été assemblées de la bonne manière... L'atmosphère et les combats m'ont maintenus dans le jeu mais les dialogues et les musiques ont presque eu raison de moi... Il est tout de même intéressant d'essayer ce jeu si vous aimez les ambiances horrifiques, les RPG ou si vous appréciez la série des Shadow Hearts, Koudelka en étant le grand frère spirituel.