Les jeux FMV (Full Motion Video) étaient à la mode dans les années 90 lors de l’avènement du CD-Rom qui permettait de stocker une quantité faramineuse de données et notamment les gros fichiers vidéo… Notez qu’ironiquement, les CD sont de nos jours devenus les disquettes d’antan puisque Late Shift nécessiterait une bonne douzaine de disques avec ses quelques 7 Go !
Et malgré ses petits 7 Go (risibles à l’heure du blu-ray), Late Shift affiche une qualité d’image sans commune mesure avec les horreurs qu’on se tapait à l’époque… les Wing Commander peuvent en témoigner ! Mais si les Wing Co. 3 et 4 (avec le Privateer 2 aussi) utilisaient la vidéo (et ses choix) comme cinématiques interactives de luxe, le coeur du jeu était toujours numériquement calculé et modélisé comme un jeu normal.
Ici, avec Late shift, la vidéo fait tout… et fait partie intégrante de l’expérience. Pas vraiment un jeu donc, car le problème avec ces trucs-là, c’est toujours le manque de rejouabilité. Ainsi, se retaper des scènes entières jusqu’aux choix qu’on veut tenter est assez fastidieux…
Et puis on se rend compte que certains choix anodins en apparence mènent de façon inopinée et comme un cheveu sur la soupe vers quelque chose d’inattendu, voire d’invraisemblable… mais ça, c’est aussi le lot de nombre de jeux d’aventure à dire vrai.
En tout cas, Late Shift reste une aventure bien réalisée mais à l’écriture facile qui abuse des rebondissements exagérés. Refaire (encore) le jeu plusieurs fois pour voir les 7 fins (!) disponibles me semble très fatigant.
Le « jeu » est tout de même en anglais (correctement sous-titré français) et prend une bonne heure je crois à chaque fois (j’ai pas chronométré). En somme, une expérience à découvrir peut-être mais pas vraiment concluante sur le long terme.