Limbo a tout pour plaire. C'est un jeu facile à prendre en main dans lequel on dirige un garçonnet mal en point qui se réveille un beau matin pour s'échapper de la forêt. L'univers est singulier avec une image granuleuse en noir & blanc très zoomée sur le héros. C'est techniquement très agréable visuellement.
Côté jeu, c'est plutôt malin, on avance de la gauche vers la droite, et l'on doit se sortir de toutes les embûches que le grand créateur a mis sur notre route. Il s'agit parfois d'épreuves d'adresse et de vitesse, ou le plus souvent, d'énigmes faisant appel au sens de l'observation et de logique naturelle (fluides, mécanique, gravité), etc. Et vers la fin, les deux sont souvent associées pour corser la difficulté.
Et c'est la transition parfaite avec ce qui, je trouve, ne va pas dans ce jeu : sa difficulté. Le jeu peut sembler difficile, et il l'est, mais uniquement pour de mauvaises raisons. En fait, il va falloir mourir de nombreuses fois pour comprendre ce que l'on attend de vous. Parfois, vous aurez compris du premier coup, mais il faudra réaliser des manœuvres au timing près pour franchir un obstacle. La frustration l'emporte souvent sur le plaisir de jouer qui est pourtant bien réel.
Bon, et quand en plus, on sait que le jeu se boucle en 3 heures. ça nous donne un bilan plus que mitigé. Oui, le jeu est mignon, intriguant, curieux, et en même temps il est très très court et artificiellement difficile.
Ni mauvais ni excellent, un jeu étrange et malin - parfois- qui mérite le détour.