Bah quel dommage quand même d’en avoir fait un « rogue-lite » (la mécanique du « recommence tout du début régulièrement » pour « progresser »… allégé ici) car les combats sont très intéressants, notamment leur côté très tactique au tour par tour. L’interface est certes différente des Xcom et al. mais néanmoins tout à fait efficace. Et la musique est bien smpathique aussi, d’ailleurs.
En fait, il s’agit surtout d’une version dégradée (et simplifiée) de leur jeu précédent Lost Eidolons qui était plutôt un A+, voire même un double A… et avec ce Veil of the Witch, on se retrouve avec un F- ou pourquoi pas carrément plus loin dans l’alphabet, sans atteindre la fin tout de même (ce n’est pas un étron indé, non plus, non, non). En plus, je crois qu’il était même en accès anticipé un certain temps…
Du coup, la présentation générale en prend un coup, on est presque dans un jeu pour téléphone, enfin presque, n’exagérons rien non plus mais ça fait un choc. Cela dit, le jeu n’est pas cher (20 boules sur pécé) et tourne très bien. En fait, c’est développé avec l’Unity, ceci expliquant cela, à savoir la simplicité des graphismes.
Et pourtant, on ne recommence pas tant que ça, grâce un niveau de difficulté allégé au lieu du niveau ‘normal’ si je puis dire, car en normal, on se rend compte qu’il faudra recommencer beaucoup plus souvent afin de gagner à chaque ‘expédition’ plus d’expérience et de compétences… etc.
C’est que chaque ‘expédition’ implique au moins trois chapitres, ce qui implique (malgré un effort notable de diversification des affrontements) de se taper une méga chiée de combats à n’en plus finir, sans compter deux ou trois boss à chaque fois. Là, en tout, je n’ai recommencé que trois fois, il me semble, et je n’étais pas loin de la séquence finale… mais hélas un pic de difficulté a mis un terme à l’expédition… et donc là, il faut encore… tout recommencer du début.
Et donc là, après 20h en tout, je crois que j’en ai un peu marre, oui un petit peu quand même. Je vois bien que je tombe sur les mêmes combats, les mêmes ennemis, les mêmes cas de figure etc, etc… En outre, ce n’est pas l’espèce d’histoire à la petite semaine qui pousse à continuer, non, non : elle est complètement sans intérêt, cette « histoire sans fin » de pacotille !
Enfin, on note par rapport au jeu précédent un côté woke bien mal venu (que s’est-il passé, ont-ils embauché des développeurs aux piercings et aux cheveux bleus ?) ce qui n’arrange rien et gâche aussi sensiblement la direction artistique, plutôt pas trop mal par ailleurs avec cet aspect un peu manga des personnages.