Alfredo Pace, Santi Clemente, Johnny Cavar, Freddy le receleur, Artie Haggins, Stan Caramanci, Chet Carbonale.
Voilà en 2h le nombre de personnes qu'on a demandé au héros, Lincoln, de descendre.
Et Lincoln obéit, faut dire qu'il est pas contrariant le garçon. Et le jeu se résume à ça la majeure partie du temps. Tuer des gens que vous ne connaissez pas, qui n'ont aucun dialogue avec vous, aucun background. On ne sait plus qui est qui, mais on doit les tuer pour faire avancer l'histoire principale.
Au bout de 10 assassinats identiques, une cutscene sympa apparaîtra. Et puis vous recommencerez. Mécaniquement, machinalement, pendant des heures.
Aucune préparation n'est requise, vous arrivez, vous tuez votre cible et vous repartez (pas besoin de tuer les sbires de la cible). Puis vous passez à la suivante.
Difficile dans ce cas de s'attacher aux PNJ. Certains sont écrits correctement mais leurs apparitions sont bien trop sporadiques.
Cette manière honteuse en 2016 de gonfler la durée de vie dessert considérablement le jeu. On a qu'une envie c'est d'en finir une bonne fois pour toute.
Comme les 2 autres Mafia, le jeu aurait pu avoir une durée de vie courte (10-15h) mais avec des missions marquantes pour le joueur. Hélas, Hangar 13 a préféré tuer une licence que j'appréciais beaucoup.
Alors que reste-t-il après tout ça ? De rares cutscenes cools, et une BO qui dépote. Mais pas besoin de s'infliger cette purge pour l'écouter, elle est sur Spotify.
Frankie Bernard, Tony Derazio, Iscar Sabato, Irving Pichot, Ernie Lupo, Billy Zaccharo, Pietro Iovone... Voilà mes nouvelles cibles du jour. Il est bien ce simulateur de noms de mafieux.