Max Payne 2 améliore indéniablement le gameplay du premier opus. Les mécaniques de tir sont plus fluides, le bullet time a été peaufiné pour offrir encore plus de style et de réactivité, et le maniement du personnage est globalement plus agréable. À ce niveau-là, c’est clairement un progrès.
Mais alors le level design… c’est une autre histoire. On a constamment l’impression de rejouer le même niveau encore et encore. Couloirs gris, pièces sombres, entrepôts vides, appartements décrépis… Ça manque cruellement de variété et d’identité visuelle. Les phases s’enchaînent sans réelle montée en puissance, souvent poussives, avec une sensation de tourner en rond.
Et pourtant, malgré cette monotonie dans l’environnement et un rythme qui peine parfois à s’imposer, le fun reste présent. Le gunplay, nerveux et stylisé, sauve le tout. On prend du plaisir à éliminer les ennemis au ralenti, à plonger à travers les vitres, à se prendre pour un héros de film noir sous amphét'.
Un jeu imparfait, mais divertissant.