Maximo
6.9
Maximo

Jeu de Capcom Production Studio 8 et Capcom (2001 · PlayStation 2)

Imaginez-vous un instant dans la peau d'un preux chevalier à l'allure badass, fin bretteur affublé d'une cicatrice sur l’œil droit, ayant pour but de libérer 5 princesses prisonnières de donjons gardés chacun par un boss malveillant afin de rétablir la paix dans un royaume usurpé.

Si l'on lui avait dit qu'à partir d'un pitch de départ aussi simpliste on avait l'intention de de lui faire jouer à l'équivalent d'un Dark Souls pour adolescent (réputation quelque peu exagérée toutefois), le gamin de 11 ans que j'étais à l'époque de sa sortie aurait sans doute tiré une drôle de tête.

Pourtant, le souvenir impérissable que l'on garde du digne héritier de la série Ghouls n' Ghosts ne réside pas tant dans sa difficulté que dans ses level et character-design ; en effet, chacun des 5 mondes a sa propre personnalité, ce qui n'est pas pour nous déplaire. D'un cimetière à l'ambiance légèrement burtonienne, on passe à un marais tenu par un sorcier vaudou avant de s'aventurer chez les pirates zombies du pôle nord (c'est le monde dont on se souviendra le plus, surtout grâce à cette musique), puis juste après avoir fait un saut en enfer on pourra enfin retrouver notre cher château.

Enfin, ce et seulement ce à condition d'avoir évité de se faire trucider par toute une armée de squelettes, zombies, fantômes, magiciens fous, plantes carnivores, chevaliers noirs, coffres à dents, etc. Et même si l'on enlève tous ces ennemis, ce ne sont pas les mille et une façon de mourir qui manquent !

En clair, s'il existe un classement des héros de jeu vidéo les plus malchanceux, Maximo se classe sans problème parmi les premiers. Même au niveau du style vestimentaire, le pauvre bougre ne se fait pas louper — en être réduit à se battre en calbute à pois rouges à force de prendre des coups, même avec style, peut avoir un sacré impact sur la santé morale du joueur —

ni même avec sa fin, qui non-contente d'être bien moins satisfaisante que ce à quoi l'on s'attendait après tant de souffrance, contient certainement la cinématique et le boss-surprise les plus traumatisants qui m'aient jamais été donnés d'affronter.

Hélas, la franchise elle-même s'avèrera également malchanceuse, le troisième opus se voyant annulé malgré une suite très honnête et un concept prometteur.

On regrettera donc de ne plus pouvoir y jouer ou en parler que par nostalgie...

Créée

le 11 août 2021

Critique lue 140 fois

reastweent

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