Imaginez-vous un instant dans la peau d'un preux chevalier à l'allure aguerrie, fin bretteur affublé d'une cicatrice sur l’œil droit, qui à son retour de guerre retrouve son royaume usurpé et sa femme prise en otage par son conseiller. Ayant conclu un pacte avec la Mort, le héros ne trouvera son salut qu'après avoir délivré 4 sorcières retenues prisonnières chacune par un seigneur maléfique, et renvoyé dans l'au-delà les âmes éparpillées par le sorcier félon.


Il n'en fallait pas plus à un gamin de 11 ans pour se lancer dans une aventure qui gagnera plus tard la réputation — quelque peu exagérée toutefois — de Dark Souls pour adolescents.


Pourtant, le souvenir impérissable que l'on garde du digne héritier de la série Ghouls n' Ghosts ne réside pas tant dans sa difficulté que dans ses level et character-design ; en effet, chacun des 5 mondes a sa propre ambiance et personnalité, ce qui n'est pas pour nous déplaire. D'un cimetière à l'atmosphère légèrement burtonienne, on passe à un marais verdâtre et humide avant de s'aventurer dans les contrées piratesques arctiques (c'est le monde dont on se souviendra le plus, surtout grâce à cette musique), puis faire un saut aux Enfers avant de pouvoir retrouver (enfin !) notre "cher" château.


À condition seulement d'avoir évité de se faire trucider par toute une armée de squelettes, zombies, fantômes, magiciens fous, plantes carnivores, chevaliers noirs, coffres à dents, yetis (etc.) même sans lesquels ce ne sont pas les mille et une façon de mourir qui manquent ! En clair, s'il existe un classement des héros de jeu vidéo les plus malchanceux, Maximo se classe sans problème parmi les premiers. Même au niveau dignité, le pauvre bougre ne se fait pas louper : en être réduit à se battre en calbute à pois rouges à force de prendre des coups, même avec style, peut en effet avoir un sacré impact sur la santé morale du joueur...


Mais le coup de grâce demeurera certainement

Sa fin, qui non-contente d'être à des années-lumière de la satisfaction que l'on serait en droit d'attendre après tant de souffrance, contient sans nul doute la cinématique et le boss-surprise les plus traumatisants qui nous aient jamais été donnés d'affronter. L'horreur.

Hélas, la franchise elle-même s'avèrera également malchanceuse, le troisième opus se voyant annulé malgré une suite très honnête et un concept prometteur.


On regrettera donc de ne plus pouvoir y jouer ou en parler que par pure nostalgie...

Créée

le 11 août 2021

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Maximo

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