Trop bavard (souvent pour ne rien dire, pour rabâcher la même info, pour être sûr qu’on a bien compris comme si on était des idiots, pour qu’il n’y ait rien d’implicite qui échapperait aux abrutis que nous sommes). La quantité de texte aurait pu être divisée par deux sans rien changer à l'histoire et le rythme y aurait largement gagné - le système de gestion du temps entre donjon et vie mondaine est un peu tiré par les cheveux (compréhensible dans Persona avec le contexte du lycéen à double vie, mais ici ça sonne artificiel) - ça s’étire trop en longueur et j’ai vraiment eu l’impression de perdre mon temps (au point d’aller checker des let’s play sur YouTube pour voir combien d’heures il me restait pour le finir).
À côté de ça, il faut reconnaître que la direction artistique (menus compris) et les musiques sont très élégantes, ce qui sauve un peu l’ensemble. Le système de combat au tour par tour est aussi très agréable (quoi que basé sur un système peu subtil d'essai-erreur) et les cinématiques sont des moments authentiques d’expérience artistique, mais pas suffisamment pour gommer les défauts d’un jeu chronophage qui nous fait, la plupart du temps, sentir chaque minute qui passe.
Pour quelqu’un qui a du temps à tuer et qui aime le verbiage incessant (ou en temps de confinement, ou si on est prison, ou pendant les vacances scolaires, ou si on est un testeur de jeux), c’est parfait. Mais pour ceux qui ont une vie professionnelle, une vie de famille, qui ont un temps récréatif limité, et qui mettent le jeu vidéo en concurrence avec d’autres loisirs (lire un livre, regarder un film), il y a clairement mieux à faire.
Au final, je me suis forcé à le terminer pour rentabiliser mon achat, et je l’ai regretté après coup. Trop d’heures investies pour un jeu qui ne laissera finalement pas une trace mémorable dans mon esprit. Il ne reste qu’un vague sentiment de regret et quelques belles images en tête, et ça s’arrête là.