Loin de l’ambiance sardonique des Fallout, Metro 2033 est une vision sinistre mais assez bien écrite de la post-apocalypse nucléaire : les survivants vivent comme des rats dans un métro de Moscou infesté de bêtes mutantes aussi agressives que voraces… Chaque sortie à l’extérieur implique le port du masque obligatoire avec encore des hordes de monstres ici et là, tout en devant gérer la durée de vie, on s’en doute, des plus limitées du dit-masque…!
Sinistre et glauque donc et de surcroît avec un système de troc à base de munitions d’occasion et de munitions neuves (ben voyons…) qui oblige au choix perdant-perdant entre la puissance de tir (balles neuves) et la possibilité (et même la nécessité en fait) du troc contre de l’équipement et des armes, sans compter les améliorations diverses et variées. On se retrouve alors à tirer des bastos en carton sur les méchants monstres… ou les méchants communistes ou les méchants fachos !
On voit le caractère bancal de ce système des plus foireux et très limité. Ainsi, si vous n’avez pas acheté de masque de vision nocturne, vous serez très embêté quand il faudra s’infiltrer, vu (!) qu’on y voit que dalle et que les ennemis eux y voient très bien et entendent tout : pas la moindre hésitation, ils vous repèrent aussi sec et vous alignent la tronche. On l’a compris, la partie infiltration de Metro 2033 est complètement pétée.
On peut rentrer dans le tas mais là encore, sans munitions dignes de ce nom et sans munitions tout court à part celles du fusil deux coups tout rouillé, on ira pas loin face à des lascars surentraînés, durs-à-cuire et durs à tuer. Le jeu relativement fluide vous met des bâtons dans les roues au premier combat venu par ses saccades et ses ralentissements sur console 360. La maniabilité est en outre des plus faiblardes et notoirement inférieure aux ténors du genre.
La cerise sur le gâteau concerne enfin ces putains de sauvegardes automatiques mal placées et globalement l’effet couloir très prononcé du jeu par ailleurs. Jeu assez joli pourtant et bénéficiant d’une excellente VF, même si les 4 ou 5 (très bons) doubleurs se partagent les 50 personnages non-joueurs. Vraiment dommage tout ça, car la base était là ma foi pour construire un jeu assez digne d’intérêt. Sur le papier en tout cas.