Est-ce qu'un être humain qui n'a jamais vu d'étoiles peut imaginer l'infini?
Metro 2033
Un road-trip dans une Russie dévastée par une guerre atomique, bien loin des couloirs tortueux du métro et de la Moscou oppressante dépeint dans les 2 premiers épisodes de la série.
Avec un jeu qui prend à contre-pied ce qui fait le charme de cette série, on pouvait craindre une perte d'identité et un opus aux antipodes de ces aînés... Et pourtant, Metro Exodus est le digne successeur qui vient clôturer cette trilogie des 3 premiers jeux de la saga "Metro".
On y suit toujours Artyom qui, suite aux évènements de Last Light et du livre Métro 2035, quitte Moscou à bord d'un train baptisé l'Aurora avec d'autres membres de l'Ordre en quête d'une nouvelle vie dans une Russie post-apocalyptique.
S'en suit pour notre groupe de voyageur la découverte de différentes régions qui composent ce nouveau monde, bien plus ouverte mais, tout aussi dangereuse que le métro Moscovite. Chaque lieu que nous traversons possède sa propre histoire et la culture des différents groupes qui y survivent en découlent : Tous comme dans mes 2 premiers jeux de la saga, nos actions ont des conséquences. Et malgré le fait que nous ne sommes que de passage, elles peuvent grandement impacter les populations locales ainsi que la suite de notre voyage.
L'ambiance reste l'un des points fort du jeu qui arrive à nous immerger dans tous les lieux que nous allons traverser via des notes, des audios, ou même les conversations avec les membres de notre équipage où les locaux qui n'hésitent pas à apporter du contexte ainsi que des explications sur les régions que nous traversons. On se retrouve très rapidement immergé dans le scénario (surtout si vous avez déjà fait les 2 premiers épisodes de la série) et on se surprend à s'attacher à l'ensemble des personnages de notre équipe avec qui nous allons aussi bien nous battre pour notre survie que vivre de simple moment de vie à bord de l'Aurora.
Malgré une jouabilité assez rigide et des bugs qui peuvent être assez récurrent (allant des personnages qui bougent dans le seul à des crash du jeu), le jeu brille par son immersion avec des graphismes maîtrisés et une direction artistique exemplaire. C'est simple : sans HUD, on a vraiment l'impression d'y être et on ressent à quel point ce monde peut-être vaste et oppressant.
Si vous avez fait Métro 2033 et Last Light et que vous avez toujours hésité à faire ce 3ème épisode par crainte que le jeu suive cette tendance des "open-world" (quitte à y vendre son âme), vous pouvez foncer : Métro reste Métro, l'open world n'est en rien ce qu'on peut connaître dans d'autres licences et il est surtout un prétexte à l'exploration pour renforcer cette cohérence qui caractérise si bien cet univers.
Si jamais vous n'avez joué à un jeu Métro mais que vous voulez jouer à ce jeu... Je vous recommande très fortement de faire les 2 premiers épisodes avant de jouer à Exodus. Outre le fait que les 2 premiers opus sont excellents, Exodus se base sur les événements des 2 premiers épisodes pour raconter son histoire. Il peut être également très bavard et apporte énormément de détails et de réponses sur sa mythologie.
Celui qui trouvera en-lui meme assez de patience et de courage pour scruter toute sa vie les tenebres sera le premier a y apercevoir un eclat de lumiere
Metro 2033