MIO: Memories in Orbit
7.2
MIO: Memories in Orbit

Jeu de Douze Dixièmes et Focus Entertainment (2026 · PlayStation 5)

Voici donc une petite critique personnelle sur la toute dernière pépite française pour ce début 2026 ! ✨

Ayant Platiné le jeu et No Hit le vrai Boss final (et oui mesdames et messieurs) je ne pouvais pas ne pas donner mon avis sur ce jeu qui par son ambiance léchée et son gameplay exigeant m’a obnubilé pendant une bonne vingtaines d’heures.

Ps : ATTENTION je vais spoiler méchamment le contenu du jeu que ce soit l’histoire et son gameplay. ⚠️


Pour commencer, MIO: Memories in Orbit est le tout nouveau Metroidvania développé par le studio français Douze Dixièmes, les créateurs du sublime Shady Part of Me.

Sorti le 20 janvier 2026 sur toutes les consoles, il a directement su susciter l'intérêt des joueurs par son ambiance coloré et onirique et son gameplay oscillant entre exploration spatiale et duel robotique, s’imposant comme une alternative rafraîchissante aux gros poissons de l’industrie comme Silksong fraîchement sortie.

Pour un prix tout a fait abordable de 19,99 euros, Mio : Memories in Orbit saura vous transporter dans un univers remplie de secrets et de mystères où vos réponses résideront dans les immenses entrailles abandonnés d’un vaisseau spatial nommé l’Arche.

Autrefois florissante et évoluée, elle est désormais envahie par une végétation sauvage et des machines détraquées. On y incarne une petite machine prénommée Mio qui se réveille au sein de cette immense complexe, vous devrez alors visiter les couloirs sinueux et les obstacles qui se présenteront à vous pour enfin atteindre la vérité et comprendre votre rôle dans l’étrange abandon de ce vaisseau.


Un monde à contempler autant qu'à traverser 🌲 :


On va débuter par le point le plus évident mais le jeu est beau, vraiment très beau !

L'une des grandes réussites visuelles de Mio : Memories in Orbit réside dans l'utilisation de la 3D, subtilement intégrée pour donner de la profondeur aux décors et dissimuler habilement de nombreux chemins secrets derrière des éléments de premier plan. Cette verticalité, couplée au gigantisme des environnements, renforce constamment cette impression d'être minuscule face à l'immensité de l’Arche.

Ainsi Mio : Memories in Orbit nous invite à une déambulation mélancolique à travers des biomes variés aux couleurs pastels, où chaque zone raconte silencieusement la chute d'une civilisation technologique avancée. La direction artistique oscille entre un réalisme mécanique avec ses robots aux traits durs et métalliques et des panoramas aux traits plus fins où l’on ait happé par la profondeur de ses décors et l’animation fluide de ses personnages.

L’importante variété de biome et d’environnement subliment cette direction artistique, on peut passer du Sanctuaire avec sa végétation luxuriante et hors de contrôle à Métropolis et son architecture urbaine aux Chambres Fortes et leurs dédale infernal où l’on voit tout l’aspect industriel de l’Arche.

Car c’est là d’après moi l’une des plus grande force de Mio mais chaque zone à sa propre ambiance mais également sa faune et ses mécaniques. Par exemple nous avons les ronces du Sanctuaire qui nous barrent le chemin et vous force a les contournaient par d’important jeu de plateforme ou encore les pistes de glace de Metropolis qui renouvelle vos déplacements sans parler des zones secondaires comme la Fosse que l’on doit faire en No Hit ou même la Manufacture qui nous prive de nos compétences.

Pourtant, la map de Mio souffre pour moi d’un important défaut étant sa trop grande linéarité pour un Metroidvania. Je m’explique, personnellement, ce que j’aime dans ce style de jeu c’est de me perdre dans un labyrinthe obscur où chaque dédale pourrait me détourner de mon objectif principal.

Mais cette fois ce ne fut pas le cas, Mio : Memories in Orbit est construit autour d’une seule et unique zone qui vous sers de hub centrale ou de base pour vous reposez et acheter différentes améliorations.

Ce qui n’est pas forcément un mal puisque vous avez la possibilité d’avoir votre propre petit coin de paradis dans ce vaisseau en lambeaux mais ce choix a pour conséquence de rendre chaque zone comme compartimentée, isolée dans son propre bloc. Le Hub étant la seule zone qui les connectes toutes entre elles.

L’histoire principale est également bien trop linéaire d’après moi.

Loin d’être dirigiste ou à vous prendre par la main, le jeu ne vous guidera jamais avec de gros points d’intérêts sur votre carte pour vous indiquer la marche a suivre.

Mais le chemin qui vous mène aux différents points d’intérêts reste très clair voire déjà tracé à l’avance, ce qui fait que si vous tombez sur un chemin alternatif, celui-ci ne durera que quelques mètres et ce conclura par l’obtention d’un objet ou d’une note.

Cependant, cette remarque n’est vrai que pour l’histoire principal car pour atteindre la vraie fin du jeu il vous faudra obtenir certaines capacités indispensables à votre progression comme le grappin ou le strider (les pattes d’araignée) afin que Mio devienne beaucoup plus agile.

Ainsi en revenant dans d’anciennes zones que vous avez déjà visités, vous seriez surpris de découvrir de nouveaux passages qui au départ vous étiez inaccessible,

Ce qui fait que les zones finissent vers la fin du jeu par être beaucoup mieux inter-connectées entre elles.

J’ai même eu l’impression de redécouvrir une seconde fois la carte de Mio lorsque j’ai obtenu les pattes d’araignée, son exploration devenant plus subtil et surtout récompensée par des notes de lore, des modificateurs ou juste des boss secondaires.


Un gameplay qui défie la gravité 🛰️ :


Mio : Memories in Orbit est un jeu exigeant dont la difficulté réside principalement dans l’incapacité de se soigner. Là où la possibilité de se soigner est inhérente au Metroidvania comme Hollow Knight ou Nine Sols par exemple, il est également possible de l’améliorer pour la rendre plus efficace ou rapide.

Pourtant dans Mio : Memories in Orbit il n’y a aucun moyen de se soigner en combat, je dis en combat puisqu’il existe heureusement d’autres manière de régénérer nos points de vie via les fontaines ou les Superviseuses.

Et c’est là qu’entre en jeu un autre coup de maître de la part de Douze Dixièmes puisque l’incapacité de se soigner, au delà d’être un important handicap, permet au jeu d'être très exigeant sans que les boss ne soient ridiculement forts ou injustes. Par exemple infligez deux points de vie au lieu d’un, ce qui augmente artificiellement la difficulté du jeu mais la rend surtout profondément injuste, n’est ce pas Silksong…

De plus les contrôles et la gestuelle de Mio sont très agréable lorsqu’on a la manette en main. Au départ Mio est déjà assez agile dès les premières minutes de jeu car elle semble comme flotter en l’air et le double saut la rends rapide.

Ainsi Les nouvelles capacités dont les fameuses pattes d’araignée et le grappin qui offre à Mio de tout nouveaux coups et attaques mais également des moyens de se mouvoir plus librement en marchant sur les murs ou s’agripper aux ennemis.

Cependant ce n’est pas tout puisque le gameplay de Mio se concentre autour d’une jauge d’énergie qui lui permet de gérer l’utilisation de ses capacités.

Ainsi frapper un ennemi lui permet de régénérer sa jauge au maximum, ce qui signifie qu’il est possible de battre un boss sans jamais toucher le sol une seule fois du combat, et croyez moi, c’est très satisfaisant de voir Mio virevoltait avoir du boss sans jamais mettre un seul pied par terre.

Tout ce qui touche également à l’argent reste bien gérer pendant les premières heures de jeu mais à la fin on croule sous la nacre qui ne sert juste plus a rien.

De même pour les différents modificateurs qui sont comme les charmes de Hollow Knight, ils vous offre des buffs permanent que ce soit pour l’attique ou la vie ou même vos déplacements mais ce n'est jamais vraiment transcendant et franchement on ne voit que très rarement la différence sur notre gameplay.


La douceur des décors, la brutalité du chemin ⚙️ :


Du fait de sa très agréable maniabilité, l’exploration aux côtés de Mio n’en ait que des plus agréable également et se balader à travers les différents biomes pour chercher les derniers pourcentage de complétion fut pour moi un immense plaisir.

Et plus d’une fois son exploration fut aussi des plus difficiles et exigeantes surtout pour atteindre la vraie fin du jeu, car le jeu offre un réel défi de jeu de plateforme où vous devrez utiliser toutes vos capacités avec aisance sur des obstacles jamais vu pour espérer atteindre la fin du parcours.

On sent que les développeurs ont surtout pris énormément de plaisir sadique sur les obstacles secondaires qui sont largement aussi dure que le Path of Pain de Hollow Knight par exemple, je pense surtout au Creuset et ses horribles hélices de l’enfer !


Une épopée murmurée aux confins de l'univers 🌌 :


L’histoire ne nous est jamais expliquée clairement et ce veut volontaire cryptique et cachée, elle vous sera alors compté durant toute notre exploration de l’Arche que ce soit à travers des notes de Voyageurs, les objets que nous récupérons, l’architecture des biomes ou les dialogues des personnages.

L’histoire ne prendra jamais l’ascendant sur notre gameplay ou nous freiner dans notre progression, l’histoire de Mio est cryptique et pleine de troues que vous avez le choix de combler ou non.

Ici, pas de longues cinématiques ou des dialogues infinissables, c’est à vous de décider de vous intéresser au lore pour comprendre votre rôle et les répercussions de vos actions au sein de ce vaisseau spatial en ruine.

Et croyez moi ça vaut le coup, Mio : Memories in Orbit est loin d'être un Clair Obscur ou un The Last of Us où chaque ligne de texte peut être décortiqué sous 50 coutures différentes mais son histoire reste intelligemment construite et surtout réaliste où se mêle espoir et désir. Mio : Memories in Orbit ne questionne pas sur les grands mystères de l’univers ou la valeur morale de l’Homme mais il vous offre néanmoins une histoire où la frontière du bien et du mal semble imprécise.

Les PNJ sont loin d’être des coquilles vide de sens ou de conscience, ils n’ont certes pas un développement digne des plus grands jeux de Storytelling pourtant chacun à sa propre histoire, son passé et ses envies. Vous aurez la possibilité de les accompagner durant toute leur avancée et de les voir évoluer à vos côtés pendant que vous vivez votre propre aventure. C’est ça que j’aime beaucoup dans Mio : Memories in Orbit, les PNJ ne restent pas statique durant votre absence en attendant de vous voir atteindre la fin du jeu, ils ont leur propre aventure et ne vous attendes pas pour la vivre.

Je pense notamment à Tomo prêt à tout pour trouver un remède contre la maladie dont est atteinte l’Arche, qu’on finit par retrouver au côtés de Samsk.

Ou encore les Voix elles-mêmes qui ont toutes vécus une fin tragique dont on peut retracer l’existence humaine à travers les notes éparpillées un peu partout.

Durant toute votre aventure, vous rencontrerez des personnages variés et pour la plupart attachants dont les motivations les forceront parfois à ce retourner contre vous (je te vois Shii). Certains grandiront en apprenant de leurs erreurs tandis que d’autres accepteront la douce et inéluctable mort qui les attends, en paix avec eux-même.


Des affrontements qui réinventent vos propres règles 🏹 :


Mio : Memories in Orbit offre des combats dynamiques et très aériens mais chaque ennemi à ses propres patterns, le bestiaire n’est pas très varié et vous retrouverez plusieurs fois le même ennemi dans plusieurs zones mais les ennemis suivent néanmoins une logique. Par exemple, les petites bombes qui explosent à votre approche ne sont trouvables que dans les biomes industriels tel que les Chambre Forte, le Creuset ou la Manufacture. Tandis que les caméléons ne sont uniquement trouvables dans le Sanctuaire.

Pour ce qui est des boss, il y a en tout 15, ce qui est peu je vous l’accorde mais chacun d’entre eux sont parfaitement maitrisé et sont très agréable à combattre tout en offrant une difficulté bien gérée et exigeante.

Mais certains boss brillent littéralement par leur originalité ou leur pattern intelligent face à Mio. Je pense par exemple à Vlad qui vous attaque grâce à son arène qui tourne sur elle-même avec des lasers que vous devez esquiver à tout prix. C’est une approche original où le boss reste statique et ne vous attaque pas réellement durant le combat mais pour l’atteindre vous devez en permanence faire attention aux mouvements de l’arène.

Nous avons également une course poursuite avec Sawlong que nous devons fuir le temps de lui asséner le coup de grâce ou encore Friends :) que nous devons affronter en nous déplaçant sur une grille avec le Strider. Ce ne sont pas des combats difficiles en soi mais il renouvelle clairement l’aspect affrontement dans Mio et nous force à changer de tactique pour arriver à bout de ces nouveaux adversaires.

Mais je ne peux pas me permettre de ne pas parler de Shii qui est un mini-Radiance de Hollow Knight ou encore de Sol et Vin.

Ce double boss fight est l’un des plus dur du jeu si ce n’est le plus dur. C’est le seul boss qui est obligatoirement obliger de vous two shot peu importe le nombre de point de vie que vous avez, c’est à dire que la première fois qu’ils vous touchent vous perdez l'entièreté de votre barre de vie et que la seconde attaque vous sera forcément fatale. Et c’est ça que j’aime le plus dans Mio : Memories in Orbit, le jeu joue avec ses propres mécaniques et te force à trouver une nouvelle approche pour combattre Sol et Vin alors qu’en temps normal on essaye simplement d’équilibrer nos points de vie et de force.

Pourtant, contre ce boss précisément, les modificateurs augmentant vos points de vie sont inutile et vous devez tournez vers des modificateurs que vous n’auriez jamais utilisé en temps normal. C’est une excellente idée de proposer une difficulté très exagéré mais qui force les joueurs à repenser leur approche du combat avec Mio.


Mention spéciale 📢 :


Il y a un détail qui m’a fasciné pendant toute mon aventure dans Mio : Memories in Orbit.

Pendant votre aventure, le Coeur de l’Arche se meurt et tout le vaisseau en est durablement impacté ainsi que les robots qui l’occupe, mais au lieu de représenter une bête menace sans réelle impact sur notre avancée ou gameplay comme la majorité des Metroidvania.

Dans Mio : Memories in Orbit, la lente agonie du Coeur est rendu physique par des secousses qui pendant notre avancée surviennent à des moments clés de l’histoire. Il en résulte alors pour chaque secousse la perte définitive d’un point de vie pour le reste de votre aventure.

Au départ cette mécanique peut apparaître comme profondément handicapante et même inutilement agaçante pourtant moi j’y vois un autre coup de génie de la part de Douze Dixième.

La mort du Coeur nous nuit littéralement pendant toute l’aventure, on se sent véritablement investie dans notre quête parce qu’on voit que ça impacte notre personnage et notre progression.

On sent qu’on se bat contre le temps et la détérioration du Cœur, ce qui nous permet de nous rappeler en permanence notre mission.

De plus, chaque ennemi, PNJ amical, et même les boss perdent aussi de la santé de manière permanente lors des secousses, personne n’échappe à la lente agonie de l’Arche.


Mon avis final 🔆 :


Pour conclure, Mio : Memories in Orbit n’est pas le meilleur Metroidvania auquel j’ai joué et c’est pas ce qu’on lui demandait, ce jeu prends des risques et a su offrir une vision différente de l’industrie en implémentant des mécaniques qui auraient pu nuire à son appréciation finale. Le jeu a su plus d’une fois se renouveler et m’offrir des instants que je n’ai vécu que dans quelques jeux qui aujourd'hui font partie de mes meilleurs expériences du jeux vidéos. Sa direction artistique a su me séduire dès les premières images et son gameplay m’a autant plu que fais suer parfois. C’est pourquoi je lui met la note de 17/20 POUR un jeu Metroidvania.

Pour tout ceux qui aimerait s’essayer au genre du Metroidvania, de part sa linéarité feinte et sa difficulté accessible pour l’histoire principale, je ne peux que vous le conseiller.


Un grand merci pour votre attention et j’espère que ma critique vous auras plu ou même donner envie de jouer à Mio : Memories in Orbit. Bye bye ✌️


kimyomorelet
7
Écrit par

Créée

le 16 mars 2026

Critique lue 56 fois

kimyomorelet

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