J'ai terminé MIO récemment. Enfin, terminé... savouré serait peut-être un meilleur mot.


Le jeu m'a été recommandé par le copain Étienne Thibault Buisson, qui a participé au projet, et je vais être honnête : je n'avais pas spécialement prévu d'y jouer. Comme souvent, ma liste de jeux à faire est déjà beaucoup trop longue. Mais bon, quand un copain te dit « essaie donc ça », tu essaies.


Et heureusement.


Parce que MIO fait partie de ces jeux qui te mettent de bonne humeur. Déjà visuellement, c'est une réussite. C'est coloré, vivant, chaleureux. Ça déborde de personnalité. On sent que chaque élément de décor a été pensé avec amour plutôt qu'avec un tableur Excel rempli d'études marketing.


L'univers est plein de charme et de fantaisie. On est loin des mondes post-apocalyptiques grisâtres où tout le monde est triste, armé jusqu'aux dents et prêt à s'entretuer pour une boîte de conserve.


Et pourtant, j'adore ce genre de jeux.


Je suis même probablement le premier client des FPS nerveux, des Souls-like punitifs et de tous ces univers où l'on résout les problèmes à coups d'épée, de fusil ou de boule de feu.


Mais justement, c'est aussi pour ça que j'apprécie autant les jeux comme MIO.


Un détail m'a particulièrement plu : l'utilisation du pronom « iel » pour désigner le personnage principal.


Je sais que pour certaines personnes c'est un sujet sensible. Pour moi, c'est simplement un petit signe d'ouverture qui va dans le bon sens. Une façon de rappeler que le jeu vidéo peut parler à tout le monde et représenter davantage de monde.


Parce que soyons honnêtes : malgré les progrès réalisés, le jeu vidéo reste encore un milieu très masculin.


Quand on regarde les grosses productions, les thèmes dominants tournent souvent autour de la guerre, de la conquête, de la compétition ou de la violence. Là encore, je ne vais pas cracher dans la soupe puisque j'adore ça. Mais il existe heureusement d'autres façons de faire du jeu vidéo.


Et quand on regarde certaines communautés de joueurs, certains forums ou certains espaces de discussion, on tombe encore régulièrement sur des comportements misogynes, des discours masculinistes ou des réactions épidermiques dès qu'un jeu tente quelque chose d'un peu différent.


C'est dommage.


Parce que le jeu vidéo est un média extraordinaire. Il peut raconter mille choses. Il peut faire réfléchir, émouvoir, émerveiller, faire rire ou simplement offrir un moment de calme.


C'est probablement pour ça que je suis de plus en plus attaché à certains jeux indépendants. Des jeux qui prennent le temps de raconter une histoire, de construire une ambiance ou simplement d'être beaux.


Je pense par exemple à Botany Manor que je suis en train de faire actuellement. Là encore, on est dans quelque chose de doux, de réfléchi, de reposant. Un jeu qui ne cherche pas à te hurler dessus toutes les cinq minutes.


MIO m'a procuré une sensation similaire.


Alors oui, je continuerai sans doute à jouer à des jeux où l'on massacre des démons, des zombies ou des chevaliers maudits pendant des dizaines d'heures. Mais je suis toujours heureux de voir exister des œuvres qui proposent autre chose.


Et j'ai envie de profiter de cet article pour adresser un immense soutien à toutes les gameuses qui évoluent encore dans cet univers parfois un peu bourrin. Le jeu vidéo a besoin de davantage de diversité, davantage de points de vue et davantage de sensibilités différentes.


Au final, tout le monde y gagne.


Pour conclure, un grand merci et un énorme big up au copain Étienne pour son travail sur le jeu et pour me l'avoir recommandé. Grâce à lui, j'ai découvert une œuvre sincère, lumineuse et pleine de bonnes idées.


Et franchement, dans l'époque actuelle, un jeu qui apporte un peu de couleur, d'humanité et d'optimisme, ça vaut déjà beaucoup.

J'ai adoré.


Sur ces quelques lignes, je vais à ma répèt' de batucada taper sur mon surdo ! Clic !

SuperBreizhMan
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le 8 juin 2026

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