Monster Hunter est de retour, et j’étais fin prêt à ressortir mon marteau pour fracasser le crâne de toute forme de vie à ma portée.
Eh ouais, parce que je mets mon marteau où je veux, d’abord — et c’est souvent dans la gueule des monstres !
Bon, est-ce que je suis obligé d’expliquer le concept de Monster Hunter ? Ce jeu est vraiment à part dans le paysage vidéoludique.
Globalement, pour faire simple : c’est un jeu de chasse.
Mais pas le vieux simulateur tout pourri auquel joue ton oncle le soir avec sa 8.6. Non, ici on chasse du très gros gibier. Des dragons, des wyverns, des bestioles géantes venues ruiner ta journée.
Tu incarnes un chasseur de la Guilde, et ton job c’est d’exploser du monstre pour ensuite utiliser ses restes afin de crafter de plus grosses armes… pour exploser d’encore plus gros monstres.
La boucle de gameplay repose sur ça : on se prépare, on explore, on repère, on s’équipe, on traque, on tape — et on recommence.
Chaque monstre a ses résistances et ses attaques spécifiques (genre : résiste au feu mais sensible à l’eau, attaque avec du poison, etc.), donc tu dois t’adapter pour pas finir en pâtée pour félin.
Tu as un large choix d’armes, toutes avec un gameplay unique : certaines à distance, d’autres rapides et agiles, ou bien puissantes mais lentes.
Moi, c’est le marteau. Simple, brutal, efficace. Y’a un vrai plaisir à sentir son impact contre le crâne d’un monstre.
Mais attention : Monster Hunter, c’est un jeu exigeant. Il ne te prend pas par la main. L’interface est toujours aussi bordélique, et le vrai défi parfois, c’est juste de comprendre comment rejoindre la session de ton pote.
Pas très accueillant pour les nouveaux joueurs, malheureusement.
Et donc, ce nouvel épisode, il vaut quoi ?
La grosse nouveauté, c’est une exploration plus ouverte, plus fluide. On peut emmener deux armes, utiliser un genre de poulet géant pour se déplacer rapidement, et bien sûr affronter une nouvelle galerie de monstres vraiment stylés.
Dommage quand même : pas de nouvelle arme au programme, ce qui aurait été un gros plus.
Côté narration, bonne surprise : notre personnage parle enfin. Fini le muet mystérieux qu’on a mis 8h à personnaliser et qui regardait le vide pendant les cinématiques. Là, il s’exprime, il agit, et ça aide à s’immerger.
L’histoire ne casse pas trois pattes à une Rathian, mais elle fait le taf.
De toute façon, le vrai jeu commence après la fin, avec l’endgame et les monstres plus costauds.
Petite ombre au tableau : le jeu est plus facile que ses prédécesseurs. C’est cool pour les nouveaux (système de ciblage amélioré, coups critiques après affaiblissement, etc.), mais pour les anciens comme moi, ça manque un peu de challenge.
Et puis il y a l’optimisation, franchement bof.
Sur la première map, ça roulait, mais dès que j’ai mis les pieds dans la forêt, ralentissements à gogo avec certains monstres. Vraiment dommage.
Enfin, comme souvent avec Monster Hunter, une fois tous les monstres chassés, la lassitude s’installe. Le contenu de base est solide, mais on attend une vraie extension à la Iceborne pour relancer l’intérêt.
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En résumé :
Monster Hunter revient fort. C’est épique, brutal, jouissif, avec une DA stylée (même si la saturation des couleurs est un peu pâle à mon goût).
Si t’aimes la baston méthodique contre des monstres énormes, que t’as pas peur de t’investir, et surtout que t’as quelques potes sous la main, fonce.
Mais sache que jouer en solo, avec une interface bancale et un contenu un peu light à la longue, peut vite devenir frustrant.