Je suis rentré doucement dans Monster Sanctuary il y a deux ans, via le gamepass. Sans grand battage, sans attente particulière, juste l’envie de tester ce mélange un peu étrange entre metroidvania et jeu de monstres à la Pokémon. à ma surprise, j’y suis resté un bon moment. Parce que derrière ses airs modestes, le jeu cache une proposition assez fine, un équilibre bien trouvé entre l’exploration, la stratégie et l’envie de collection.
Il y a quelque chose de très agréable dans la structure du monde. Ce n’est pas un open world, c’est un enchaînement de zones connectées, pensées pour qu’on y revienne, qu’on y rejette un œil une fois un nouveau monstre ou une nouvelle capacité en poche. Et c’est là que la mécanique fonctionne, les créatures ne sont pas juste là pour le combat, elles sont aussi des outils de progression. Une forme de plateforme vivante, à la fois alliée et clé. C’est malin, et ça donne un petit goût de casse-tête permanent à l’exploration.
ET SURTOUT CONTRAIREMENT A UN POKEMON, ça donne envi de tous les attraper et c'est très fort d'avoir justifier ça part le gameplay, pour une fois! (non, vraiment c'est du génie pour le coup)
Côté combats, on est dans du tour par tour classique, mais avec assez de subtilité pour rester accrocheur. Les synergies entre monstres, les buffs, les debuffs, les builds à composer avec soin… tout ça donne une vraie marge d’optimisation. Et ça monte doucement en difficulté, sans jamais devenir injuste. Le système de classement à la fin de chaque affrontement pousse à jouer propre, à chercher l’efficacité...
Mais pour le coup, on peut vite tourner en rond et comprendre qu'il faut surtout une bonne synergie pour être très très puissant.
Aussi solide soit-il, Monster Sanctuary manque parfois de souffle. L’ambiance, les dialogues, les musiques… tout ça reste un peu tiède. Le jeu est cohérent, mais il ne dégage pas de vraie personnalité. Les environnements, bien que variés, n’ont pas vraiment de moments marquants. Côté narration, on sent que l’histoire n’est qu’un prétexte. C’est pas gênant en soi, mais ça limite un peu l’attachement à l’univers. On joue pour le système, pas pour le monde.
Le plaisir de jeu est réel, parce que les mécaniques sont bien pensées, parce qu’il y a un vrai amour du genre. Ce n’est pas un coup de cœur, ni un jeu qui restera gravé, mais c’est une belle surprise. Un de ces titres qu’on lance un peu par hasard… et qu’on garde un peu plus longtemps que prévu.