Ayant passé une majeure partie du mois de mars/avril à jouer à une sorte de jeu parallèle qui s'appelle tiens, et si je passais une bonne fois pour toutes à Linux et cherchais des alternatives open source à tous les programmes que j'utilise régulièrement ? pour ensuite enchaîner sur un DLC très chronophage qui s'appelle et si je customisais mon interface pour faire comme les gens sous /r/unixporn. Bref, yaddi-yadda, j'ai perdu presque 60h dans ce tunnel à faire planter mes distros à la manière d’un speedrunneur de la lose.
Certains soirs, après avoir totalement fait planter l'intégralié de ma config suite à l'installation en dilettante d’un kernel expérimental, au lieu de me coucher en position fœtale sur mon lit froid, je lançais un petit Mr. Driller. D’un côté, j’allais de plus en plus profond dans l’iceberg Linux, de l’autre je creusais le monde coloré de la mascotte Namco en mode Drill baby drill (mais sympa, lui). Une aventure parallèle tout simplement grisante.
Il y a un côté excessivement satisfaisant dans ce jeu de tout simplement creuser, auquel s’ajoute l’élément de survie des capsules d’oxygène. La courbe de difficulté est vraiment bien étudiée : il est relativement simple d’atteindre les 2500ft, et plus difficile d’atteindre la barrière des 5000ft. Il m’aura fallu 4h de runs successifs pour atteindre, dans un mouchoir de poche, l’objectif final du jeu. Très addictif, Mr. Driller mêle habilement vitesse et réflexion : il faut aller vite tout en réfléchissant plusieurs coups à l’avance pour survivre. Si vous avez une de ces nouvelles générations de "rétro-consoles", cela serait bien dommage de passer à côté.
En bonus, un extrait de l'OST qui aurait pu aisément être samplée pour faire un morceau de gangsta-rap