Lors d'une période sombre, j'ai sorti ce jeu de mon backlog infini, j'avais besoin de changements.
Rien ne m'a vraiment été agréable, je n'arrivais pas à m'émerveiller de la nature, je ne voulais voir personne, et entendre parler de transmission, de famille, d'amour, d'écologie ou d'autre savoir mystique ne m'intéressaient pas du tout.
Le jeu n'a pas su me faire mentir, j'ai été totalement hermétique au scénario, je n'ai porté que peu d'attention au jardinage et ces personnages ne m'ont pas touché en plein cœur.
Quand je ferme les yeux et que je repense à ce voyage, je n'y vois pas de forme, ou de texte, ou de scénario, je ne vois que des couleurs, celles de la nature que je ne voyais plus, et des gens que je ne voulais pas voir, leurs variations m'ont même fait apprécier le passage du temps ; elles m'ont guidé lors de cette semaine passée sur l'île.
Je repense également à ces gens, pas à ce qu'ils m'ont dit, mais à ce que j'ai vu d'eux, leurs interactions, leurs routines et leurs fêtes.
C'est sans doute de ça que j'avais besoin, de voir la vie se faire malgré les catastrophes, et de revoir les couleurs qui avaient disparu de mon quotidien.
J'ai lancé Mutazione en pensant que ce serait le dernier jeu vidéo que j'expérimenterais.
En le finissant, j'ai décidé de me battre contre cette envie de m'effacer du paysage.