Narita Boy est une aventure aussi nostalgique que stylisée, à la croisée des chemins entre Tron, Another World et l’esthétique synth-wave. Vous incarnez un jeune héros propulsé dans un monde numérique où il devra restaurer l’équilibre d’un univers corrompu, sabre techno en main.
Visuellement, le jeu en met plein les yeux. Entre les effets de néon, l’animation pixel art léchée et l’ambiance immersive, Narita Boy se forge une identité forte et singulière. La bande-son, quant à elle, est une réussite éclatante : une électro vintage et des nappes éthérées qui soutiennent parfaitement l’action et donnent envie de hocher la tête, même en plein combat.
Côté gameplay, Narita Boy propose une alternance fluide entre combats dynamiques et séquences de plateforme, dans un monde où l’on avance globalement de façon linéaire, malgré quelques allers-retours plus confus. Si le jeu donne parfois l’impression de vouloir être un metroidvania, il reste en réalité très guidé — ce qui peut être autant un confort qu’une frustration, selon vos attentes.
L’histoire, dense et un brin cryptique, se raconte à coups de textes parfois envahissants. Heureusement, des séquences plus contemplatives viennent équilibrer le rythme. Le jeu ne brille pas par sa clarté narrative, mais son atmosphère suffit souvent à emporter le joueur sans qu’il ait besoin de tout comprendre. De toute façon, on sent bien que l'incertitude ressentie par le joueur dans ce microcosme numérique est un but en soi.
Narita Boy ne se contente pas de recycler des références rétro : il s’en sert pour bâtir un univers cohérent, touchant et chargé d’émotion. Ici, le pixel et les disquettes en guise d'overboard ne sont pas de simples clins d’œil nostalgiques, mais les vecteurs d’une mélancolie douce-amère, où l’on sent poindre une vraie tendresse pour les souvenirs numériques d’une époque révolue.