Comme de coutume, un Need for Speed bien jackouille sur les bords et au milieu avec ses ramasse-miettes, ses jantes chromées, ses planches à repasser en contreplaqué sur le coffre et ses barbouilles kikoolols, bref une personnalisation poussée qui ravira le jacky qui est en toi, Kévin, d’autant qu’il est fortement conseillé de bouiner les charettes comme un porc pour diminuer leur indice de recherche...


Car le point fort de ce NFS (mais également son point faible contre toute attente) concerne bel et bien les poursuites enragées (yo nique la police sa mère) dans une ville, sa banlieue (wesh gros) et sa cambrousse variées et globalement assez bien conçues.


Le jeu du chat ou plutôt des chats et de la souris (elle s’appelle Jackytouch) n’a sans doute jamais aussi bien porté son nom : semer la flicaille s’avère aussi grisant qu’énervant dans les niveaux élevés où l’IA est si acharnée que cela confine sans nul doute au défaut de calibrage.


Ce défaut concerne aussi les concurrents eux-mêmes qui sont invulnérables aux collisions de votre fait en plus de tracer comme des porcs (dans les courses sans flics). La conduite éminemment arcade reste relativement cohérente à part la gestion navrante de la motricité : toutes les bagnoles certes gavées de bourrins ont l’embrayage dans le sac et des pneus lisses au démarrage et de surcroît le frein à main est quasi-inopérant puisqu’il fait glisser autant les roues avant que les roues arrière ! la maniabilité s’en trouve sévèrement affectée.


Comme tout jeu d’arcade, la vitesse est saisissante… et pleine de flou et de saccades sur console (mais aussi sur pc, car le jeu est claqué au sol à cet égard). On constate en effet avec effarement que le jeu peine à maintenir les 25 im/s voire moins !… et qu’il abuse toujours plus du flou cinétique, ainsi que d’un filtre verdâtre permanent. Cela ajoute grandement à la difficulté déjà élevée dans ces conditions. Le jeu n’en reste pas moins assez joli dans l’ensemble.


La partie sonore est un sans-faute par contre, les voix françaises sont excellentes et les sons de moteurs (qui datent de 2005 tout de même !) mettent à l’amende n’importe quel GTron ou Project Chiasse passés ou à venir. Même le rap américain (heureusement désactivable) est de qualité (pour les amateurs).


Quand on ne course pas les Forces de l’Ordre, on se tape des courses classiques ou à élimination, des contre-la-montre, tous beaucoup trop longs et vite répétitifs. Le drag pour sa part est crispant au possible et trop aléatoire pour être honnête.


Beaucoup de problèmes donc avec ce NFS qui loupe certainement le coche alors que la base est bien pensée au départ mais son exécution et son développement manquent cruellement de rigueur dans nombre de secteurs-clés du jeu. Un peu comme tout jeu EA qui ne se respecte pas en somme !

Broyor
3
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le 15 août 2026

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Broyor

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