No, I’m Not a Human possède de vraies qualités, mais l’expérience ne m’a pas totalement convaincu. Le jeu installe une paranoïa efficace, rendant chaque décision inconfortable et souvent frustrante, d’autant plus qu’il est impossible d’être sûr à 100 % de ses choix. Cette intention est cohérente avec le propos du jeu, mais elle finit par user sur la durée.
Le gameplay est minimaliste et immersif au départ, mais devient assez répétitif. Malgré l’intérêt du concept, je ne me suis pas réellement amusé, et l’expérience repose davantage sur son idée que sur le plaisir de jeu. Le scénario gagne en profondeur à travers des fins originales qui permettent de mieux comprendre l’univers et le personnage, mais cela demande un investissement que tous les joueurs n’auront pas envie de fournir.
La direction artistique, inspirée de la nouvelle vague esthétique PS1, est dérangeante et marquante, et reste l’un des aspects que j’ai le plus appréciés. Au final, No, I’m Not a Human est un jeu intéressant et audacieux, mais trop répétitif et peu ludique à mon goût.