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On va rapidement mettre les choses au clair : j’étais déjà un admirateur de Persona 3 et 4, Persona 5 était donc de très loin le jeu que j’attendais le plus. Et autant être encore plus clair, Persona...
le 12 avr. 2017
Persona 5 c’est avant tout une Aventure avec un grand A, une expérience qui vous happe et vous entraîne dans ce que le J-RPG sait faire de mieux. Pour autant est-il si parfait que ça ? Ce n’est pas aussi simple, selon moi. Je vais tenter d’expliquer mon ressenti autour du jeu pour répondre à cette question. Il convient de noter que Persona 5 est mon premier Persona, je n’ai pas pu jouer aux autres et ce n’est pas anodin (j’y reviendrai par la suite).
Un véritable cachet
Persona 5 bénéficie d’une réalisation soignée et hyper stylisée dans sa forme. Comment ne pas tomber sous le charme des menus où chaque partie est pensée pour la rendre la plus chatoyante possible au regard. À cet esthétique des menus s’ajoute l’esthétique des combats : on laisse le sempiternel tableau « a la Pokemon ou FF » pour des choix d’actions intégrés directement autour du personnage dans un style proche des Mangas. Tout est pop-japonais et colle parfaitement avec la Bande-Son (Mention spéciale à la transition Combat- retour au palace). Je conçois bien que l’aspect du menu ou des combats en terme finalement de typographie reste secondaire pour certains mais pas pour moi, c’est l’un des aspects qui lors des vidéos de Gameplay m’a véritablement enchanté. Tout cela montre que les développeurs avaient une vision globale du jeu et ce même dans des détails moins important, à savoir les menus.
Ce travail sur les menus n’est pas anodin non plus dans la mesure où il traduit une identité visuelle du titre qui est cohérente et travaillée. Que l’on n’accroche pas au design des personnages est envisageable, chacun voyant midi à sa porte comme on dit, mais que l’on parle de DA mauvaise ou non travaillée c’est une véritable mauvaise foi. La DA, la BO, le Chara-Design se répondent et forment un ensemble ultra cohérent à l’inverse d’autres jeux où l’on ressent parfois une addition d’éléments sans véritable liens entre eux ou sans pensée générale. Dans le même style de cohérence que je tente d’expliquer ici je pourrais citer des jeux comme Deux Ex ou encore Dishonored qui bénéficient eux aussi d’une pensée globale.
Comment parler de cachet sans évoquer la Magnifique Bande son du jeu. Vous savez, je ne suis pas un adepte des BO de jeux que je vais écouter chez moi. En y réfléchissant, à part Zelda je ne vois pas quelle BO j’ai pu écouter en boucle. Dorénavant il faudra rajouter celle de Persona 5 ! Non mais quel régal pour les oreilles. La BO de Persona 5 s’adapte à toutes les situations en jeu et à chaque fois elle tombe juste : que ce soit lors des phases plus calme ou encore triste, la musique sait se faire douce, voire mélancolique, ou dans les phases de combat où elle est funkie voir rock lorsque la guitare électrique est de sortie face aux boss des palaces.
Pour tous ces aspects Persona 5 est un jeu unique qui ne ressemble sur la forme à aucun autre jeux ! La forme, l’emballage est un plaisir de chaque instant et se pose là comme un sommet à aller chercher pour les jeux à venir !
Je souhaitais véritablement ouvrir cette critique sur cet aspect visuel et sonore avant de parler du gameplay ou du scénario car c’est, pour moi, le véritable Point fort de ce titre. Bordel, qu’est-ce que c’est jouissif à regarder et à écouter quoi !
Un Scénario captivant mais véritablement original ?
Ah le scénario dans un RPG, pièce maîtresse du bon ou du mauvais RPG. Combien de RPG avait un système de combat bon mais au final était plombé par son histoire cousue de fil blanc ou complètement incohérente. Alors, qu’en est-il de Persona 5 ?
J’ai mis aux alentours de 120 heures pour voir le bout de l’aventure. « 120H ?! le scénario a intérêt à être bon » vous allez me dire ! Pour tenir 120H c’est forcément le cas même s’il n’échappe pas à quelques problèmes d’ordre rythmique on va dire. Le scénario de Persona 5 est à la fois simple et compliqué dès le départ. Je m’explique, n’ayant pas fait les autres j’ai eu du mal à comprendre au départ le principe même des palaces : sont-ils dans la réalité modelée par la vision du propriétaire ou dans une réalité totalement alternative ? Cette question est tout de même assez bien expliquée dans l’ensemble même si parfois les choses semblent un petit peu capillotractées.
Concrètement, c’est l’histoire d’adolescents qui peuvent retirer les « vices » des adultes qui sont tous un peu méchants mais pas trop, enfin si (c’est un résumé plus que restreint, il faut le reconnaitre). Nous suivons l’histoire du point de vue de ces jeunes, les Phantom Thieves, et de ce fait l’histoire est orientée en fonction de leurs ressentiments. Entendons-nous bien, les thèmes abordés dans ce persona 5 sont tout de même assez mature, mais j’ai tiqué plusieurs fois sur les raisonnements assez simpliste et manichéen de certains protagonistes. Là encore, ça reste cohérent avec l’âge et l’histoire des personnages. Décidément, l’idée de cohérence est prédominante lorsque l’on parle de Persona 5.
De manière plus générale et sans entrer dans les détails, attendez-vous à des moments d’émotion, des retournements de situations… Tout ce qui fait le sel de bons scénarios alléchants et prenant. Malgré tout, il m’est impossible de ne pas parler des rares moments de longueurs. Il y a, en particulier un certain mois, de véritables « temps morts ». Peut-être est-ce nécessaire pour rythmer le récit ? Je n’ai pas la réponse à cette question, toujours est-il que sans cet emballage magnifique j’aurais certainement lâché la manette à ce moment-là.
Le scénario de Persona 5 reste véritablement captivant, même s’il est marqué par des longueurs, mais il n’est pas « original » dans la mesure où, sans spoiler, voir un groupe de jeunes rêvant de justice lutter contre le système n’est pas inédit. Attention, ça n’en fait pas un mauvais scénario pour autant, bien au contraire. Le même constat s’applique aux personnages qui correspondent quasi tous à des modèles de la société japonaise, mais qui vont évoluer et ce de manière plutôt intelligente (mention spéciale à Ryuji, qui je trouve est celui qui comprend le plus de choses vis-à-vis de lui-même au cours de l’aventure).
Au final, Persona 5 est marqué dans sa narration par cette ambivalence entre une forme de simplicité, et entre de purs moments de grâce scénaristique.
Un Gameplay à deux facettes
Persona 5 se divise en deux parties : une partie RPG dans les palaces et une partie simulation de vie. Autant être honnête, il n’y a pas grand-chose à redire sur ces aspects-là en termes de gameplay. Les deux aspects du jeu sont parfaitement maîtrisés.
Le côté RPG est bon, on ne reviendra pas dessus. l’appréciation de l’infrastructure des palaces étant du ressenti de chacun, inutile de s’y attarder (PS : Je t’aime petit Palace Casino).
Le côté simulation de vie mérite que l’on s’attarde un petit peu. Au cours du jeu vous allez vivre une année scolaire obligeant ainsi à devoir respecter un calendrier. Il faudra, dans le temps imparti, développer des statistiques sociales telles que l’intelligence, les guts ou encore le charme. Ces stats vont vous permettre de tisser des relations avec vos camarades Phantom Thieves mais aussi d’autres « confidents » qui apporteront différents avantages au cours de vos expéditions dans les palaces. Autre aspect, vous pouvez avoir une copine, ou plusieurs (libre à vous), si votre relation avec elle est assez élevée. Chaque relation est basée sur un petit scénario qui en général est très sympa à suivre, c’est un véritable plus !
Cette simulation de vie est juste géniale, j’ai adoré discuter avec les autres, aller aux bains, manger des hamburgers. C’est véritablement jouissif de jouer et de se dire « quelle activité je vais faire aujourd’hui ? ». Cet aspect et ce sentiment ne se retrouve nul part ailleurs, c’est unique à Persona et à sa structure. Je dois bien admettre que j’avais peur au départ de la présence d’un calendrier mais force est d’admettre que cela donne une intensité au titre et aux actions que nous choisissons de faire. De plus, cela amène une véritable rejouabilité en NG+ dans la mesure où tout voir dans un premier run me paraît impossible.
Au final Persona 5 c’est quoi ? Un chef-d’œuvre ? C’est surtout un jeu généreux, intéressant et COHERENT sur tous ces aspects. Chaque élément est utile et amène une chose au joueur : l’esthétique est très coloré, stylisée, et bien la musique sera funkie et correspondra parfaitement à cette esthétique ; vous voulez être plus fort dans les palaces, il faudra alors développer vos relations dans la vie réelle ; vous voulez savoir pourquoi telle ou telle situation, le scénario vous le dira !.
Chaque élément de Persona 5 se répond et va dans une seule et même direction, et le tout forme ce que l’on peut légitiment qualifier de Chef-d’œuvre vidéoludique tant une telle cohérence dans le jeu vidéo reste assez rare.
Persona 5 c’est la COHERENCE, L’ESTHETIQUE et la GENEROSITE.
Point forts :
Points négatifs :
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Je dois les finir !
Créée
le 28 juin 2017
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