8
le 28 mars 2015
SuivreLettre manuscrite à moitié déchirée
(garanti sans spoilers) Vous longez le rivage et apercevez le scintillement d'une pierre étrange se rapprochant lentement, au gré des flots... Vous tirez
Jeu testé en 2016 via Steam, en espérant y trouver un successeur à Baldur's gate :
Ce que j'ai aimé :
- Le jeu est relativement beau, agréable à l'oeil et le gameplay est correct, dans la lignée des jeux "du genre".
Ce que j'ai détesté :
- Ce jeu, après une trentaine d'heures, m'a fait pensé à une caricature de parties de jeu de rôle avec un Maître du jeu qui se prend un peu trop au sérieux. Tout est déprimant, gris, nostalgico-mélancolique avec une pointe de névrose, le tout surdosé d'introspection métaphysique finalement assez creuse. L'histoire est confuse, les noms des lieux/persos trop compliqués pour s'en souvenir et très vite on est perdu. Bref, cela n'avait vraiment aucun charme, aucune accroche, aucun aspect motivant "d'aventure", pas une trace d'humour ...
- Mention spéciale à tous ces personnages aux noms invraisemblables et qui, lorsqu'on leur parle, nous font vivre un trip situé quelque part entre cocaïne et gastro fièvreuse. C'est sympa d'avoir voulu remercier les "backers" de ce jeu Kickstarté, mais c'était la façon la plus maladroite et glauque de le faire, surtout quand on débute et qu'on se demande quoi faire avec ces NPCs là.
- Strictement aucun des compagnons ne m'a marqué. Un elfe blafard, une femme folle, un barde à la tronche de requin ... autant de figures que j'ai trouvé assez chiantes et sans charisme. Minsc, Xzar et même ce crétin de Khalid me manquaient ... Très rapidement, je me suis mis à jouer avec une troupe de persos créés surmesure, à la manière d'Icewind Dale, pour ne plus être assomé des conversations pseudos-philosophiques ou émotives de ces compagnons chiants.
Conclusion :
Quelques années après, je ne me rappelle même plus du scénario ou des passages importants du jeu. Finalement, avec moins d'ambition et de tintamarre, j'ai trouvé Tyranny plus accrocheur, plus original dans ses lieux et surtout beaucoup moins prise de tête et "pétant plus haut que son cul". Surtout, cela m'a fait réalisé à quel point Baldur's gate m'avait aussi plus par son humour et son autodérision permanente ... mais accompagnant une histoire aux proportions mythiques et pour autant accessible.
Créée
le 5 avr. 2020
Critique lue 428 fois
8
le 28 mars 2015
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