Pools présente surtout un intérêt en tant qu'expérimentation dans le domaine des espaces liminaires. Les premiers niveaux sont vraiment réussis. J’y ai pris peur à l’idée d’avancer sur tel chemin ou de prendre tel tournant malgré qu’il soit précisé d’emblée qu’aucune créature ne nous poursuivra. Selon moi, cette dernière particularité est vraiment la bienvenue, l’emphase est mise sur l’ambiance émanant de ces complexes aquatiques. Cela permet justement de se concentrer sur l’esthétique des liminaires, ce que le jeu fait avec efficacité. En outre, quand bien même on pourrait regretter l'agonie un peu bruyante de la carte graphique, qui m'a légèrement éloigné de l’immersion, le jeu est assez beau visuellement.
Les niveaux suivants m’ont cependant un peu déçus. Au-delà du fait qu'on finit par s'habituer au style du jeu et qu'il captive de moins en moins, les niveaux deviennent fort simples et se résument plus ou moins dans le fait de suivre un chemin tout tracé. En plus, ils s’inscrivent dans un cadre qui s’éloigne un peu du thème des piscines (on passe même dans une rue à un moment), ce qui n'est pas sans soulever des questions de cohérence ou donner paradoxalement l'impression qu'on a ici manqué d'imagination. Accessoirement, ça n'est pas très important mais je n’ai rien compris à la fin.
Quoi qu’il en soit, Pools présente une esthétique maîtrisée et fut capable de me faire peur. Il ne constitue pas un jeu exceptionnel mais reste tout de même une expérience assez plaisante et intéressante.