Portal a été une révélation, Portal 2 se devait d'être à la hauteur. Sauf que le premier opus avait tout misé sur le gameplay, qui est repris tel quel par le deuxième volet, en l'alourdissant de plein de trucs inutiles (la gelée rebondissante, les glissades).
L'intrigue était restée lacunaire dans le premier épisode, aussi Portal 2 l'approfondit largement : de nouvelles facettes de GLaDOS, l'ajout du robot Wheatley, et une avalanche de personnages secondaires (Cave Johnson, Claire, Atlas et P-Body ...).
C'est bien connu que les concepts s'épuisent vite : ici, le gameplay de Portal pouvait très vite sembler répétitif. Mais on peut raconter des histoires à l'infini : pour ne pas lasser le joueur, Portal 2 ajoute de nouvelles dimensions à l'intrigue, invente le passé d'Aperture Science, fait varier l'atmosphère des niveaux ... et transfère GLaDOs dans une patate.
C'est efficace, on y a mis les moyens. Mais Portal 2 s’éparpille dans tous les sens, il a perdu la simplicité, l'évidence du premier Portal. On ne joue plus pour le gameplay, mais simplement pour connaître la suite de l'histoire.