Je tiens à rédiger cette critique pour peut-être contrebalancer la seule autre rédigée jusqu'alors. Si vous vous renseignez sur ce jeu, peut-être que cette critique pourra vous aider à voir un avis différent que celui exprimé ci-dessous (ou dessus ?) et à prendre votre décision finale.
Alors, en premier lieu, il faut savoir que le jeu est, sans doute, le plus difficile des jeux Princess Maker, au moins des trois premiers (les bonnes fins des autres étant events-triggered, ce à quoi je m'oppose fermement dans un bon jeu de gestion). En effet, la première raison est qu'il s'agit du seul jeu des trois premiers dans lequel les dépenses sont vraiment supérieures à ce que vous pouvez gagner. La seconde raison est qu'ils ont rendu plus raffiné le système d'obtention des fins. Tous les autres jeux de la saga exigent que certaines stats soient suffisamment hautes ou basses pour obtenir certaines fins. Dans Princess maker 2, les fins reposent avant toute chose sur un système de réputation. Vous disposez de quatre réputations qui déterminent quatre catégories de fins : la réputation (resp. une fin) sociale, la réputation (resp. une fin) magique, la réputation (resp. une fin) de tenue du logis et la réputation (resp. une fin) de combat. Pour obtenir une fin, disons sociale, il vous faut avoir la réputation sociale bien supérieure aux autres (l'écart entre la réputation la plus basse et la sociale doit être strictement supérieur à 50). Si l'écart entre la plus basse et la plus haute réputation est inférieur à 50 (disons, sociale à 420, et le reste à 370), vous obtenez une fin dite générale. Et ainsi, les fins que vous obtenez dépend de l'écart entre vos différentes réputations, et la valeur de ces réputations ! Mais certaines fins nécessitent d'avoir les mêmes réputations : par exemple, la fin de la Reine régente et celle du Premier ministre ont les mêmes exigences en réputation. C'est là que les statistiques de votre fille entrent en jeu (des statistiques comme l'élégance, le glamour, l'intelligence, la moralité etc.) et ce sont ces statistiques qui vous feront avoir une fin plutôt qu'une autre. Par exemple, la Reine régente s'obtient en ayant des réputations assez hautes mais assez proches, et en atteignant une certaine valeur d'élégance. Si vous obtenez les réputations qu'il faut, mais que vous n'atteignez pas la valeur d'élégance imposée, votre fille finira Premier ministre. Un autre exemple parlant : au niveau des fins magiques, si vous avez une haute réputation magique (et de hautes réputations en général), mais une sensibilité supérieure à son intelligence, votre fille deviendra une héroïne magicienne. Si, au contraire, sa sensibilité est inférieure à son intelligence , elle sera une sorte de conseillère militaire en magie auprès du roi. Deux autres types de fin existent néanmoins : les fins artistiques (que vous obtenez si votre "art skill" est votre capacité maximale), et les fins, dirons-nous... "indécentes" (si vous avez plus de 100 en "sin"...).
Alors, effectivement, avoir 999 d'intelligence ne suffira pas à faire de votre fille une "scholar". Il lui faut de bonnes réputations, pour qu'on parle d'elle. Et puis, franchement : un bon jeu de gestion se doit-il de récompenser un joueur bourrin qui se contente de faire prendre des cours de science à sa fille et qui la fait bosser pour n'être jamais ruiné ? Non, il faut qu'une bonne fin soit méritée : elle exige des efforts et de la véritable gestion.
Au-delà de cela, le jeu est très fun, très amusant et possède une grande variété de fins, allant de la femme au foyer à la reine régente, en passant par Satan ou par chevalier, bref ! Bon courage pour faire de votre fille une princesse (même si ça, en soi, c'est pas si difficile...) !